Archives de catégorie : UN Environment

Les récifs coralliens pourraient disparaître d’ici la fin du siècle, prévient l’ONU

Photo : ONU Info

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Les récifs coralliens du monde entier pourraient tous blanchir d’ici la fin du siècle, à moins d’une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, a averti le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) dans un nouveau rapport. « Face à l’inaction, les récifs coralliens vont bientôt disparaître », déclare Leticia Carvalho, cheffe de la branche Marine et eau douce du PNUE. « L’humanité doit agir de manière urgente, ambitieuse et novatrice en s’appuyant sur des données probantes pour changer la trajectoire de cet écosystème, qui est le canari dans la mine de charbon de l’impact du climat sur les océans, avant qu’il ne soit trop tard». Les récifs coralliens sont extrêmement importants pour la vie marine. Ils protègent également les côtes de l’érosion causée par les vagues et les tempêtes, absorbent le carbone et l’azote et aident à recycler les nutriments. Leur perte aurait des conséquences dévastatrices non seulement pour la vie marine, mais aussi pour plus d’un milliard de personnes dans le monde qui en bénéficient directement ou indirectement. للغة العربية، واصل هنا Continuer la lecture

Après la pandémie, une reprise verte est essentielle pour combler le fossé de l’action climatique (ONU)

Une reprise verte à la suite de la pandémie pourrait réduire jusqu’à 25 % des émissions de gaz à effet de serre prévues pour 2030 et rapprocher le monde de l’objectif de 2 °C de réchauffement des températures fixé par l’Accord de Paris sur le climat, selon un nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). « L’année 2020 est en passe de devenir l’une des plus chaudes jamais enregistrées, et les incendies, les tempêtes et les sécheresses continuent de faire des ravages », a déclaré la Directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen. « Cependant, le rapport du PNUE sur les écarts entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions montre qu’une reprise verte à la suite de la pandémie peut réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre et contribuer à ralentir le changement climatique », a ajouté Mme Andersen avant d’exhorter les gouvernements « à soutenir une reprise verte lors de la prochaine étape des interventions budgétaires liées à la Covid-19 et à renforcer sensiblement leurs ambitions en matière de climat en 2021 ». Continuer la lecture

Le Secrétaire général de l’ONU: Discours prononcé à l’Université de Columbia : « l’Etat de la Planète » – 2 décembre 2020

Je remercie l’Université de Columbia de son accueil et je souhaite la bienvenue à celles et ceux qui, dans le monde entier, nous ont rejoints en ligne.  C’est une manière inhabituelle de se rencontrer, mais l’année qui s’achève ce mois-ci n’aura ressemblé à aucune autre.  Nous faisons face à une pandémie dévastatrice, le réchauffement planétaire atteint de nouveaux sommets, la dégradation de l’environnement n’a jamais été pire et nous accusons de nouveaux reculs sur la voie des objectifs mondiaux qui pourraient rendre possible un développement plus équitable, plus inclusif et plus durable. Pour dire les choses simplement, la planète est dans un piètre état.  L’humanité fait la guerre à la nature.  C’est une entreprise suicidaire.  Car la nature répond toujours coup pour coup, et elle le fait déjà avec une force et une fureur de plus en plus grandes.  La biodiversité s’effondre.  Un million d’espèces sont menacées d’extinction.  Les écosystèmes disparaissent sous nos yeux.  Les déserts gagnent du terrain.  Les zones humides sont en train de disparaître.  Chaque année, nous perdons 10 millions d’hectares de forêts. للغة العربية، واصل هنا Continuer la lecture

Industrie minière : une nouvelle norme industrielle mondiale pour une gestion sure des résidus (PNUE)

La première norme sur la gestion sures des résidus dans le secteur minier applicable à toutes les installations existantes et futures, indépendamment de leur lieu et de leur exploitant a été lancée mercredi, a annoncé le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). « La norme industrielle mondiale sur la gestion des résidus miniers est une étape importante vers l’ambition de zéro dommage pour les personnes et l’environnement provenant des installations de résidus miniers », s’est félicitée la directrice de la Division de l’économie du PNUE, Ligia Noronha, à l’occasion du lancement. La norme a été élaborée dans le cadre d’un processus de revue indépendant (Global Tailings Review – GTR), à la suite de l’effondrement tragique du parc à résidus de Brumadinho, au Brésil, qui avait provoqué la mort d’au moins 250 personnes en janvier 2019. Continuer la lecture

Cinq choses à savoir sur les masques jetables et la pollution plastique

Photo : ONU

Photo : ONU

La lutte contre la pollution plastique est touchée par la pandémie de Covid-19, alors que l’utilisation de masques jetables, de gants et d’autres équipements de protection monte en flèche. Mais si des mesures efficaces sont mises en place, la quantité de plastiques jetés chaque année peut être considérablement réduite, voire éliminée. Le confinement imposé dans le monde entier a entraîné une baisse spectaculaire de 5 % des émissions de gaz à effet de serre, selon les estimations de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Mais les mesures prises pour contenir la pandémie sont loin d’avoir toutes eu un impact positif sur l’environnement. Rues, plages et océans ont été frappés par un raz-de-marée de déchets en lien avec la Covid-19 que sont notamment les masques faciaux en plastique, les gants, les flacons de désinfectant pour les mains et les emballages alimentaires.

1) Pollution due à une forte augmentation des ventes de masques

La promotion du port de masques comme moyen de ralentir la propagation de la Covid-19 a conduit à une augmentation extraordinaire de la production de masques jetables : la CNUCED, estime que les ventes mondiales totaliseront quelque 166 milliards de dollars cette année, contre environ 800 millions de dollars en 2019. Des reportages récents dans les médias, montrant des vidéos et des photos de plongeurs ramassant des masques et des gants jonchant les océans, ont réveillé les consciences, et recentré les esprits sur la question de la pollution plastique et un rappel que les politiciens, les dirigeants et les individus nécessitent de s’attaquer au problème de la pollution plastique.

2) Un problème toxique

Selon des estimations, on pourrait s’attendre à ce qu’environ 75% des masques utilisés, ainsi que d’autres déchets liés à la pandémie, se retrouvent dans des décharges ou flottent dans les mers. Outre les dommages environnementaux, le coût financier, dans des domaines tels que le tourisme et la pêche, est estimé par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) à environ 40 milliards de dollars. Le PNUE a averti que si la forte augmentation des déchets médicaux, dont une grande partie est constituée de plastiques à usage unique nocifs pour l’environnement, n’est pas gérée de manière rationnelle, des décharges incontrôlées pourraient en résulter. Selon l’agence onusienne, les conséquences potentielles comprennent les risques pour la santé publique des masques usagés infectés, et le brûlage à l’air libre ou l’incinération incontrôlée des masques, conduisant à la libération de toxines dans l’environnement, et la transmission de maladies aux humains. En raison des craintes de ces effets secondaires potentiels sur la santé et l’environnement, le PNUE exhorte les gouvernements à traiter la gestion des déchets, y compris les déchets médicaux et dangereux, comme un service public essentiel. L’agence onusienne soutient que la manipulation sûre et l’élimination finale de ces déchets sont un élément essentiel d’une intervention d’urgence efficace. « La pollution plastique était déjà l’une des plus grandes menaces pour notre planète avant l’épidémie de coronavirus », déclare Pamela Coke-Hamilton, directrice du commerce international de la CNUCED. « L’augmentation de l’utilisation quotidienne de certains produits pour assurer la sécurité des personnes et arrêter la maladie, aggrave encore les choses ».

3) Les solutions existantes pourraient réduire les plastiques de 80%

Cependant, cet état de fait peut être amélioré, comme le montre un récent rapport sur les déchets plastiques publié par The Pew Charitable Trusts et le groupe de réflexion sur la durabilité Systemiq. L’étude « Breaking the Plastic Wave : A Comprehensive Assessment of Pathways to Stopping Ocean Plastic Pollution », (Briser la vague de plastique : une évaluation globale des voies pour arrêter la pollution plastique des océans) qui a été approuvée par le PNUE, prévoit que, si aucune mesure n’est prise, la quantité de plastiques déversés dans l’océan triplera d’ici 2040, passant de 11 à 29 millions de tonnes par an. Mais environ 80% de la pollution plastique pourrait être éliminée au cours de cette même période, simplement en remplaçant une réglementation inadéquate, en modifiant les modèles commerciaux et en introduisant des incitations conduisant à une réduction de la production de plastiques. D’autres mesures recommandées comprennent la conception de produits et d’emballages plus facilement recyclables et l’extension de la collecte des déchets, en particulier dans les pays à faible revenu.

4) La coopération mondiale est essentielle

Dans son analyse sur les plastiques, la durabilité et le développement, la CNUCED est parvenue à la conclusion que les politiques commerciales mondiales ont également un rôle important à jouer dans la réduction de la pollution. De nombreux pays ont introduit des réglementations qui mentionnent les plastiques au cours de la dernière décennie, un indicateur de préoccupation croissante concernant la question. Mais, selon l’analyse de la CNUCED, pour que les politiques commerciales soient vraiment efficaces, des règles mondiales coordonnées sont nécessaires. « La manière dont les pays utilisent la politique commerciale pour lutter contre la pollution plastique n’a généralement pas été coordonnée, ce qui limite l’efficacité de leurs efforts », déclare Mme Coke-Hamilton. « Il y a des limites à ce que tout pays peut réaliser seul ».

5) Promouvoir la planète et des alternatives favorables à l’emploi

Bien que la mise en œuvre de ces mesures réduirait considérablement la pollution par les plastiques d’ici 2040, le rapport Pew/Systemiq reconnaît que, même dans le meilleur des cas, cinq millions de tonnes de plastiques continueraient d’être déversées dans l’océan chaque année. Une augmentation spectaculaire de l’innovation et des investissements, conduisant à des progrès technologiques serait nécessaire pour traiter globalement le problème, concluent les auteurs du rapport. En outre, la CNUCED exhorte les gouvernements à promouvoir des alternatives non toxiques, biodégradables ou facilement recyclables, telles que les fibres naturelles, la balle de riz et le caoutchouc naturel. Ces produits seraient non seulement plus respectueux de l’environnement mais aussi créer de nouveaux emplois dans les pays en développement principaux fournisseurs de nombreux substituts du plastique. Le Bangladesh, par exemple, est le premier fournisseur mondial d’exportations de jute, tandis que, à eux deux, la Thaïlande et la Côte d’Ivoire représentent l’essentiel des exportations de caoutchouc naturel.

« Il n’existe pas de solution unique à la pollution plastique des océans, mais grâce à une action rapide et concertée, nous pouvons briser la vague du plastique », a déclaré Tom Dillon, vice-président de Pew pour l’environnement. « Nous pouvons investir dans un avenir caractérisé par une réduction des déchets, de meilleurs résultats pour la santé, une plus grande création d’emplois et un environnement plus propre et plus résilient pour les personnes et la nature ».

35 finalistes régionaux en lice pour remporter le prix « Jeunes Champions de la Terre »

Photo : PNUE

Photo : PNUE

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a annoncé lundi la liste des finalistes régionaux sélectionné pour le prix « Jeunes Champions de la Terre ». Ce concours international vise à identifier, soutenir et récompenser des individus exceptionnels âgés de 18 à 30 ans ayant de grandes idées pour protéger ou restaurer l’environnement. Il est parrainé par l’entreprise Covestro, qui fabrique des matériaux polymères de haute technologie et emploie plus de 16.000 personnes dans le monde. Parmi plus de 845 candidats, les 35 meilleurs originaires des six régions du monde ont été sélectionnés pour leur approche novatrice de la lutte contre les crises environnementales les plus urgentes et pour leurs idées innovantes, a précisé le PNUE dans un communiqué de presse. De la protection des terres autochtones d’Amazonie par le biais de voyages d’aventure, à la conversion d’émissions nocives en marchandises de valeur aux États-Unis, en passant par la pêche au plastique en Grèce ou l’hydroélectricité au Nigéria, les finalistes s’attaquent à un large éventail de défis environnementaux, tels que la pollution par les plastiques et de l’air, la restauration des forêts et le déclin des écosystèmes. للغة العربية، واصل هنـــا Continuer la lecture

Quel est le moteur de la reprise économique mondiale post-pandémique?

Photo : PNUE

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Alors que les gouvernements tentent de relancer leurs économies, les Nations Unies appellent à ce que les plans de relance s’articulent autour de technologies à faible intensité de carbone, afin d’éviter un retour à un statu quo basé sur les combustibles fossiles. Certains des pays et régions à l’avant-garde de ce passage complet aux énergies renouvelables sont des îles, où la nécessité d’éviter le coût important de l’importation de combustibles fossiles, tels que le pétrole et le gaz, constitue une motivation supplémentaire. L’île Maurice, par exemple, prévoit de produire plus d’un tiers de son électricité à partir de sources renouvelables au cours des cinq prochaines années. Les projets soutenus par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) seront une partie importante de cette transition, apportant 25 mégawatts d’énergie solaire supplémentaires à Maurice, y compris un mini réseau électrique à Agalega, une des îles extérieures. Continuer la lecture

La diminution des forêts mondiales souligne l’urgence de sauvegarder leur biodiversité

Photo: UNESCO/Réserve de biosphère de Lubombo dans le Royaume d’Eswatini.

Photo: UNESCO/Réserve de biosphère de Lubombo dans le Royaume d’Eswatini.

Il est urgent d’agir pour sauvegarder la biodiversité des forêts mondiales face aux niveaux élevés de déforestation et de dégradation, indique le dernier rapport sur la situation des forêts du monde publié ce 22 mai à l’occasion de la Journée internationale pour la diversité biologique. Le rapport montre que la conservation de la biodiversité mondiale dépend de la manière dont nous interagissons avec les forêts mondiales et l’utilisation que nous en faisons. Le document a été produit par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en partenariat, pour la première fois, avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et avec la contribution technique du Centre mondial de surveillance continue de la conservation de la nature du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE-WCMC). Le rapport souligne que depuis 1990, près de 420 millions d’hectares de forêts ont été perdus suite à leur conversion à d’autres fins. Néanmoins, il convient de noter que le taux de déforestation a diminué ces trois dernières décennies. Continuer la lecture

Journée de la vie sauvage : l’ONU appelle à une relation plus attentionnée avec la nature

Photo : OMM

Photo : OMM

Partout dans le monde, les gens doivent se rappeler que nous dépendons de la Terre-Mère pour survivre, déclare le chef de l’ONU dans un message pour la Journée mondiale de la vie sauvage célébrée chaque année le 3 mars, plaidant pour « une relation plus bienveillante, réfléchie et durable avec la nature ». L’humanité est tissée dans « la riche tapisserie de la vie qui compose la diversité biologique de notre monde », a déclaré le Secrétaire général António Guterres. « Toutes les civilisations humaines ont été et continuent d’être construites sur l’utilisation d’espèces de flore et de faune sauvages et cultivées, de la nourriture que nous mangeons et  à l’air que nous respirons », a-t-il ajouté dans son message. Et pourtant, aujourd’hui, près d’un quart de toutes les espèces de la planète risquent de disparaître au cours des prochaines décennies. للغة العربية أنقر هنا Continuer la lecture

Dix espèces migratrices menacées ajoutées au traité mondial sur la faune sauvage

Photo : ONU

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La treizième session de la Conférence des Parties à la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (COP13 de la CMS) s’est conclue samedi à Gandhinagar, en Inde, avec l’adoption de plusieurs décisions importantes pour répondre aux besoins de conservation des espèces migratrices du monde entier et faire face aux menaces qui pèsent sur elles. La COP13 de la CMS a été la première d’une série de réunions internationales liées à la nature qui se tiendront en 2020 et se termineront par la Conférence des Nations Unies sur la diversité biologique à la fin de cette année, lorsque la nouvelle stratégie mondiale de la biodiversité sera adoptée pour la prochaine décennie – le Cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020. Continuer la lecture