Archives de catégorie : Pollution

Industrie minière : une nouvelle norme industrielle mondiale pour une gestion sure des résidus (PNUE)

La première norme sur la gestion sures des résidus dans le secteur minier applicable à toutes les installations existantes et futures, indépendamment de leur lieu et de leur exploitant a été lancée mercredi, a annoncé le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). « La norme industrielle mondiale sur la gestion des résidus miniers est une étape importante vers l’ambition de zéro dommage pour les personnes et l’environnement provenant des installations de résidus miniers », s’est félicitée la directrice de la Division de l’économie du PNUE, Ligia Noronha, à l’occasion du lancement. La norme a été élaborée dans le cadre d’un processus de revue indépendant (Global Tailings Review – GTR), à la suite de l’effondrement tragique du parc à résidus de Brumadinho, au Brésil, qui avait provoqué la mort d’au moins 250 personnes en janvier 2019. Continuer la lecture

Cinq choses à savoir sur les masques jetables et la pollution plastique

Photo : ONU

Photo : ONU

La lutte contre la pollution plastique est touchée par la pandémie de Covid-19, alors que l’utilisation de masques jetables, de gants et d’autres équipements de protection monte en flèche. Mais si des mesures efficaces sont mises en place, la quantité de plastiques jetés chaque année peut être considérablement réduite, voire éliminée. Le confinement imposé dans le monde entier a entraîné une baisse spectaculaire de 5 % des émissions de gaz à effet de serre, selon les estimations de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Mais les mesures prises pour contenir la pandémie sont loin d’avoir toutes eu un impact positif sur l’environnement. Rues, plages et océans ont été frappés par un raz-de-marée de déchets en lien avec la Covid-19 que sont notamment les masques faciaux en plastique, les gants, les flacons de désinfectant pour les mains et les emballages alimentaires.

1) Pollution due à une forte augmentation des ventes de masques

La promotion du port de masques comme moyen de ralentir la propagation de la Covid-19 a conduit à une augmentation extraordinaire de la production de masques jetables : la CNUCED, estime que les ventes mondiales totaliseront quelque 166 milliards de dollars cette année, contre environ 800 millions de dollars en 2019. Des reportages récents dans les médias, montrant des vidéos et des photos de plongeurs ramassant des masques et des gants jonchant les océans, ont réveillé les consciences, et recentré les esprits sur la question de la pollution plastique et un rappel que les politiciens, les dirigeants et les individus nécessitent de s’attaquer au problème de la pollution plastique.

2) Un problème toxique

Selon des estimations, on pourrait s’attendre à ce qu’environ 75% des masques utilisés, ainsi que d’autres déchets liés à la pandémie, se retrouvent dans des décharges ou flottent dans les mers. Outre les dommages environnementaux, le coût financier, dans des domaines tels que le tourisme et la pêche, est estimé par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) à environ 40 milliards de dollars. Le PNUE a averti que si la forte augmentation des déchets médicaux, dont une grande partie est constituée de plastiques à usage unique nocifs pour l’environnement, n’est pas gérée de manière rationnelle, des décharges incontrôlées pourraient en résulter. Selon l’agence onusienne, les conséquences potentielles comprennent les risques pour la santé publique des masques usagés infectés, et le brûlage à l’air libre ou l’incinération incontrôlée des masques, conduisant à la libération de toxines dans l’environnement, et la transmission de maladies aux humains. En raison des craintes de ces effets secondaires potentiels sur la santé et l’environnement, le PNUE exhorte les gouvernements à traiter la gestion des déchets, y compris les déchets médicaux et dangereux, comme un service public essentiel. L’agence onusienne soutient que la manipulation sûre et l’élimination finale de ces déchets sont un élément essentiel d’une intervention d’urgence efficace. « La pollution plastique était déjà l’une des plus grandes menaces pour notre planète avant l’épidémie de coronavirus », déclare Pamela Coke-Hamilton, directrice du commerce international de la CNUCED. « L’augmentation de l’utilisation quotidienne de certains produits pour assurer la sécurité des personnes et arrêter la maladie, aggrave encore les choses ».

3) Les solutions existantes pourraient réduire les plastiques de 80%

Cependant, cet état de fait peut être amélioré, comme le montre un récent rapport sur les déchets plastiques publié par The Pew Charitable Trusts et le groupe de réflexion sur la durabilité Systemiq. L’étude « Breaking the Plastic Wave : A Comprehensive Assessment of Pathways to Stopping Ocean Plastic Pollution », (Briser la vague de plastique : une évaluation globale des voies pour arrêter la pollution plastique des océans) qui a été approuvée par le PNUE, prévoit que, si aucune mesure n’est prise, la quantité de plastiques déversés dans l’océan triplera d’ici 2040, passant de 11 à 29 millions de tonnes par an. Mais environ 80% de la pollution plastique pourrait être éliminée au cours de cette même période, simplement en remplaçant une réglementation inadéquate, en modifiant les modèles commerciaux et en introduisant des incitations conduisant à une réduction de la production de plastiques. D’autres mesures recommandées comprennent la conception de produits et d’emballages plus facilement recyclables et l’extension de la collecte des déchets, en particulier dans les pays à faible revenu.

4) La coopération mondiale est essentielle

Dans son analyse sur les plastiques, la durabilité et le développement, la CNUCED est parvenue à la conclusion que les politiques commerciales mondiales ont également un rôle important à jouer dans la réduction de la pollution. De nombreux pays ont introduit des réglementations qui mentionnent les plastiques au cours de la dernière décennie, un indicateur de préoccupation croissante concernant la question. Mais, selon l’analyse de la CNUCED, pour que les politiques commerciales soient vraiment efficaces, des règles mondiales coordonnées sont nécessaires. « La manière dont les pays utilisent la politique commerciale pour lutter contre la pollution plastique n’a généralement pas été coordonnée, ce qui limite l’efficacité de leurs efforts », déclare Mme Coke-Hamilton. « Il y a des limites à ce que tout pays peut réaliser seul ».

5) Promouvoir la planète et des alternatives favorables à l’emploi

Bien que la mise en œuvre de ces mesures réduirait considérablement la pollution par les plastiques d’ici 2040, le rapport Pew/Systemiq reconnaît que, même dans le meilleur des cas, cinq millions de tonnes de plastiques continueraient d’être déversées dans l’océan chaque année. Une augmentation spectaculaire de l’innovation et des investissements, conduisant à des progrès technologiques serait nécessaire pour traiter globalement le problème, concluent les auteurs du rapport. En outre, la CNUCED exhorte les gouvernements à promouvoir des alternatives non toxiques, biodégradables ou facilement recyclables, telles que les fibres naturelles, la balle de riz et le caoutchouc naturel. Ces produits seraient non seulement plus respectueux de l’environnement mais aussi créer de nouveaux emplois dans les pays en développement principaux fournisseurs de nombreux substituts du plastique. Le Bangladesh, par exemple, est le premier fournisseur mondial d’exportations de jute, tandis que, à eux deux, la Thaïlande et la Côte d’Ivoire représentent l’essentiel des exportations de caoutchouc naturel.

« Il n’existe pas de solution unique à la pollution plastique des océans, mais grâce à une action rapide et concertée, nous pouvons briser la vague du plastique », a déclaré Tom Dillon, vice-président de Pew pour l’environnement. « Nous pouvons investir dans un avenir caractérisé par une réduction des déchets, de meilleurs résultats pour la santé, une plus grande création d’emplois et un environnement plus propre et plus résilient pour les personnes et la nature ».

Lutter contre la pollution plastique pour sauver les oiseaux migrateurs

Photo : ONU

Photo : ONU

La Journée mondiale des oiseaux migrateurs (12 octobre) met cette année l’accent sur l’importance de lutter contre la pollution plastique qui menace ces animaux.  Une terre exempte de pollution plastique permet de protéger les oiseaux migrateurs et leurs habitats, souligne Ibrahim Thiaw, le Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD). « Alors que les produits en plastique jetables sont souvent utilisés très brièvement pour leur but principal, le plastique jeté peut persister sur la terre pendant des centaines d’années, tuant les oiseaux qui s’emmêler dans les débris de plastique ou les avalent », a dit M. Thiaw. Le chef de la UNCCD appelle à éloigner les déchets plastiques des habitats naturels qui regorge d’une myriade d’organismes vivants. للغة العربية، اضغط هنا Continuer la lecture

La Tunisie se prépare à créer son marché carbone !

Lancement officiel du projet « Appui à la tarification carbone pour la mise en œuvre de la NDC et la transition bas carbone en Tunisie ». L’Agence nationale pour la Maîtrise de l’Energie (ANME) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) lancent un nouveau projet intitulé « Appui à la tarification du carbone pour la mise en œuvre de la NDC et la transition bas carbone en Tunisie ». Un atelier de démarrage sera organisé le : 13 juin à l’hôtel Four Season, Gammarth, Tunis. L’atelier de démarrage sera l’occasion de présenter le projet et de partager des expériences internationales en matière de modélisation des impacts économiques de la transition énergétique, subventions énergétiques et l’instauration de la taxe carbone.Note conceptuelle et programme en bas de la page. Continuer la lecture

Message du Secrétaire général de l’ONU publié à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement – 5 juin 2019 (Vidéo)

Cette année, la Journée mondiale de l’environnement a pour thème la pollution atmosphérique. Partout dans le monde, les habitants des mégalopoles comme des petits villages respirent de l’air impur. Selon les estimations, neuf personnes sur dix sont exposées à des polluants atmosphériques qui ne sont pas conformes aux lignes directrices relatives à la qualité de l’air de l’Organisation mondiale de la Santé, ce qui fait baisser l’espérance de vie et nuit à l’économie. Continuer la lecture

رسالة الأمين العام للأمم المتحدة بمناسبة اليوم العالمي للبيئة – 5 جوان 2019 (فيديو)

موضوعُ اليوم العالمي للبيئة هذا العام هو تلوّث الهواء. فالناس في جميع أنحاء العالم – بدءا بالمدن الضخمة وحتى القرى الصغيرة – يتنفسون هواء غير نظيف. وتشير التقديرات إلى أن تسعة من كل عشرة أشخاص في جميع أنحاء العالم يتعرضون لملوثات هواء يتجاوز مستواها ما حددته منظمةُ الصحة العالمية في مبادئها التوجيهية لنوعية الهواء. ويؤدي ذلك إلى خفض متوسط العمر المتوقع لسكان العالم وإلى الإضرار بالاقتصادات في جميع أنحاء المعمورة. Continuer la lecture

En Chine, face à la crise de la pollution atmosphérique, la bicyclette fait son retour

Photo ONU : De jeunes cyclistes en Chine, se partagent des vélos.

La voiture a remplacé la bicyclette comme principal moyen de transport dans de nombreuses villes chinoises, mais avec la pollution de l’air qui devient un problème majeur pour le pays, la bicyclette fait son retour, grâce notamment à la technologie numérique. Autrefois, les bicyclettes dominaient les rues des villes de la Chine, et le pays était considéré comme le « royaume de la bicyclette ».  Mais, au cours des quatre dernières décennies, la prospérité économique et l’urbanisation spectaculaires ont fait de l’automobile le principal moyen de transport, contribuant à une détérioration marquée de la qualité de l’air. A Hangzhou, une ville dans l’Est de la Chine que l’explorateur italien Marco Polo décrivait comme « la ville la plus belle et la plus splendide du monde », la pollution atmosphérique a un effet dévastateur. Selon des données soutenues par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la pollution de l’air y est bien supérieure au niveau de sécurité de l’OMS. Continuer la lecture

A Auckland, Guterres appelle les gouvernements à « taxer la pollution, et non les gens »

Photo : ONU

Au deuxième jour de sa visite en Nouvelle-Zélande, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé les gouvernements à agir concrètement et de manière juste pour le climat dans un contexte où la volonté politique n’est toujours pas à la hauteur du danger du changement climatique. « Depuis le Pacifique » et devant des jeunes néo-zélandais « en première ligne face au changement climatique », le chef de l’ONU a souhaité transmettre aux gouvernements du monde entier « un message très clair » : les impôts doivent plus porter sur les émissions carbones que sur les salaires ; il faut davantage taxer la pollution, et non les gens ; et les subventions aux combustibles fossiles doivent cesser. للغة العربية، يرجى النظر أسفل الصفحة Continuer la lecture

Journée mondiale des oiseaux migrateurs : les déchets plastiques menacent tous les oiseaux

Photo : FAO

La pollution plastique entraîne de graves risques pour la santé de la faune sauvage dans le monde entier, touchant un grand nombre d’espèces, dont les baleines, les tortues, les poissons et les oiseaux. À l’occasion de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs, célébrée le 11 mai, deux instruments des Nations Unies sur la faune sauvage joignent leurs voix aux écologistes du monde entier pour appeler à une action urgente concernant l’élimination de la pollution plastique et pour souligner les conséquences désastreuses de ce type de pollution sur les oiseaux de mer et les oiseaux migrateurs. Continuer la lecture

« Protéger la biodiversité est aussi vital que de lutter contre le changement climatique », déclare la Directrice générale de l’UNESCO à l’occasion du lancement du Rapport d’évaluation mondial sur la biodiversité

Photo : UNESCO

Avec un million d’espèces menacées d’extinction, le déclin de la nature est sans précédent. C’est ce qui ressort du Rapport d’évaluation mondiale de la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) dévoilé aujourd’hui au siège de l’UNESCO. Pour la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, le rapport est une mise en garde : « Après l’adoption de ce rapport historique, personne ne pourra plus dire qu’il ne savait pas. Nous ne pouvons plus continuer à détruire la diversité du vivant. Il en va de notre responsabilité vis-à-vis des générations futures » a-t-elle déclaré. « Ce rapport nous rappelle l’urgence d’agir pour la biodiversité, notre patrimoine mondial environnemental. Il est urgent et encore possible de tous nous mobiliser pour sauver notre planète et par là même l’humanité. Protéger la biodiversité est aussi vital que de lutter contre le changement climatique». للنسخة العربية، يرجى النظر أسفل الصفحة Continuer la lecture