Archives de catégorie : Coronavirus/COVID-19

La Covid-19 menace de manière critique les peuples autochtones, estime Michelle Bachelet

PHOTO :Organisation panaméricaine de la santé/Karen González Abril.

PHOTO :Organisation panaméricaine de la santé/Karen González Abril.

A l’occasion de la Journée internationale qui leur est consacrée ce 9 août, la Haut-Commissaire aux droits de l‘homme a regretté que la Covid-19 menace de manière critique les peuples autochtones.  « La Covid-19 menace de manière critique les peuples autochtones, à un moment où beaucoup luttent également contre les dommages environnementaux causés par l’homme et diverses formes d’exploitation économique », a déclaré Michelle Bachelet. « Dans la quasi-totalité des 90 pays où ils vivent dans des lieux souvent géographiquement isolés, de nombreux peuples autochtones ne bénéficient pas d’accès adéquat aux soins de santé, à l’eau potable et à l’assainissement », a-t-elle ajouté. Selon la Haut-Commissaire, le mode de vie communautaire peut augmenter la probabilité d’une contagion rapide, bien que partout dans le monde l’on ait vu des exemples inspirants de communautés autochtones prenant des mesures basées sur leur solide organisation interne pour limiter la propagation du virus et réduire ses impacts. Continuer la lecture

Conseil de  sécurité: l’action collective et la coopération internationale, identifiées comme la clef du succès pour  briser les liens entre terrorisme et criminalité transnationale organisée 

L’action collective et  la coopération internationale sont les moyens les plus sûrs de lever les obstacles auxquels se heurtent les États dans leurs efforts visant à briser les liens entre terrorisme et criminalité transnationale organisée, a affirmé aujourd’hui devant le Conseil de sécurité, le Chef du Bureau de lutte contre le terrorisme des Nations Unies (BLT).  M. Vladimir Voronkov  a parlé après la Directrice exécutive de  l’Office  des  Nations  Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Mme Ghada Fathi Waly, qui a présenté les conclusions du  rapport du Secrétaire général sur les mesures prises par les États  et les entités du Pacte mondial de coordination de la lutte contre les liens entre terrorisme et criminalité organisée.*  En raison de la pandémie de COVID-19, c’est chacun dans sa Mission  que les 15 membres  du  Conseil de sécurité  font leur déclaration et dialoguent avec leurs invités, grâce à un système de visioconférence spécialement conçu pour eux.   Continuer la lecture

Terrorisme et crime organisé : des liens encore plus complexes et multiformes à l’heure du coronavirus 

Photo : ONUDC

Photo : ONUDC

Les organisations terroristes et criminelles ne doivent pas pouvoir exploiter la crise de la pandémie de Covid-19 à leur fin, ont souligné jeudi deux hauts responsables onusiens devant le Conseil de sécurité. Le monde n’a pas encore pris la pleine mesure de l’impact et des conséquences de la pandémie de Covid-19 sur la criminalité organisée et le terrorisme. « Nous savons que les terroristes exploitent les perturbations importantes et les difficultés économiques causées par le Covid-19 pour répandre la peur, la haine et la division, radicaliser et recruter de nouveaux adeptes », a déclaré Vladimir Voronkov, le chef du Bureau du contre-terrorisme des Nations Unies (OCT). Continuer la lecture

Message vidéo du Secrétaire général de l’ONU diffusé à l’occasion du lancement de la note de synthèse sur l’éducation et la covid-19 – 4 août 2020

L’éducation est la clef du développement personnel et de l’avenir de nos sociétés.  Elle ouvre des possibilités et réduit les inégalités. C’est le socle de sociétés éclairées et tolérantes, ainsi qu’un des principaux moteurs du développement durable. La pandémie de COVID-19 a bouleversé l’éducation comme jamais auparavant.  À la mi-juillet, plus d’un milliard d’élèves avaient été touchés par la fermeture des écoles dans plus de 160 pays. À travers le monde, 40 millions d’enfants d’âge préscolaire n’ont pu bénéficier d’une première année d’éducation pourtant si importante. Les parents et notamment les femmes ont dû assumer le lourd fardeau d’avoir à s’occuper des enfants à domicile. Même si l’enseignement a continué par radio, par télévision ou en ligne, et malgré la mobilisation des enseignants et des parents, beaucoup d’élèves n’étaient pas connectés. للغة العربية، واصــــل هنا Continuer la lecture

Les Etats s’engagent à protéger les enfants des pires formes de travail

Photo : ILO/OIT

Photo : ILO/OIT

La Convention de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur le travail des enfants est désormais universellement ratifiée, s’est félicitée, mardi, l’agence onusienne. Avec le dépôt, mardi, des instruments de ratification du Royaume de Tonga, la Convention 182 sur les pires formes de travail des enfants a obtenu la ratification de tous les Etats membres (187) de l’OIT. « Cette ratification reflète un engagement mondial selon lequel les pires formes de travail des enfants, telles que l’esclavage, l’exploitation sexuelle, l’utilisation des enfants dans les conflits armés ou d’autres travaux dangereux ou illicites qui compromettent la santé, la moralité et le bien-être psychologique des enfants, n’ont pas leur place dans notre société », a déclaré le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder. Selon lui, cette ratification signifie que « tous les enfants jouissent désormais d’une protection juridique contre les pires formes de travail des enfants ». Continuer la lecture

L’aide humanitaire ne suffit pas pour lutter contre la faim, estime le nouveau Vice-Président du FIDA

Photo : PAM

Photo : PAM

Nous échouons dans notre réponse à l’augmentation des niveaux de faim en nous concentrant principalement sur l’aide humanitaire, a déclaré Dominik Ziller, le nouveau Vice-président du Fonds international de développement agricole (FIDA) qui a pris ses fonctions ce lundi. « Nous savons que la Covid-19 va considérablement augmenter la faim et la pauvreté, en particulier dans les zones rurales. En effet, la plupart des populations rurales dépendent des chaînes d’approvisionnement agricole pour leurs revenus et leur alimentation, et ces chaînes d’approvisionnement sont perturbées », a déclaré M. Ziller. « Il ne suffit pas de répondre par la seule aide humanitaire. Nous devons construire des chaînes d’approvisionnement résistantes aux crises, sinon les gens continueront à se coucher le ventre vide », a-t-il ajouté. Continuer la lecture

Soutenir l’allaitement maternel apporte des avantages pour le bébés, les familles et les économies (OMS/UNICEF)

Photo : UNICEF Tunisie

Photo : UNICEF Tunisie

A l’occasion de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel placée cette année sous le thème « Soutenir l’allaitement maternel pour une planète en meilleure santé », l’OMS et l’UNICEF appellent les gouvernements à protéger et à promouvoir l’accès des femmes à des conseils qualifiés en matière d’allaitement maternel, qui sont essentiels pour soutenir cette pratique. « L’allaitement maternel offre à chaque enfant le meilleur départ possible dans la vie. Il procure des bienfaits dans les domaines de la santé, de la nutrition et des émotions, aux enfants comme aux mères. Et il est partie intégrante d’un système alimentaire durable », ont rappelé dans une declaration conjointe les Directeurs de l’OMS et l’UNICEF, le Docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus et Henrietta H. Fore. Continuer la lecture

Porter un masque : un geste efficace et de solidarité contre le coronavirus, souligne l’OMS

Photo : OMS

Photo : OMS

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé lundi une campagne de sensibilisation encourageant le port du masque alors que plusieurs pays connaissent une reprise du nombre de cas de Covid-19. Après le « Safe hands challenge » (bien se laver les mains) et le « Healthy at home challenge » (rester en bonne santé à la maison), place au « Mask challenge ». Face à la recrudescence des cas de coronavirus et aux mesures de restrictions de nouveau envisagées en conséquence, l’OMS lance une campagne de sensibilisation visant à encourager les personnes à porter un masque. Les personnes sont invitées à poster sur les réseaux sociaux des photos d’eux-mêmes en train de porter un masque pour montrer le bon exemple afin d’enrayer la propagation de la Covid-19. Continuer la lecture

La coalition mondiale menée par la FAO en faveur de l’alimentation dans le contexte du COVID-19 gagne du terrain

Photo: FAO

Photo: FAO

L’initiative, née sur une proposition du Gouvernement italien, vise à lutter contre les effets à long terme de la pandémie sur l’alimentation et l’agriculture en faisant appel à la participation d’autres pays. La coalition en faveur de l’alimentation dans le contexte du COVID-19, inaugurée par le Gouvernement italien et menée par la FAO, gagne de l’ampleur tandis que de nouveaux pays s’y associent pour faire face aux incidences négatives à moyen et long termes de la pandémie sur les systèmes alimentaires et l’agriculture. Présentée en juin, la coalition est un mécanisme multipartite et multisectoriel qui vise à mobiliser une assistance politique, financière et technique à l’appui des pays touchés par la crise actuelle. Les diverses parties prenantes, notamment le secteur privé, les universités, les organisations d’agriculteurs, la société civile, les gouvernements et les organisations non gouvernementales (ONG), y trouveront une plateforme de dialogue qui permettra de proposer des interventions adaptées à chaque pays dans la lutte contre les répercussions de la covid-19 sur les systèmes alimentaires. Continuer la lecture

Cinq choses à savoir sur les masques jetables et la pollution plastique

Photo : ONU

Photo : ONU

La lutte contre la pollution plastique est touchée par la pandémie de Covid-19, alors que l’utilisation de masques jetables, de gants et d’autres équipements de protection monte en flèche. Mais si des mesures efficaces sont mises en place, la quantité de plastiques jetés chaque année peut être considérablement réduite, voire éliminée. Le confinement imposé dans le monde entier a entraîné une baisse spectaculaire de 5 % des émissions de gaz à effet de serre, selon les estimations de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Mais les mesures prises pour contenir la pandémie sont loin d’avoir toutes eu un impact positif sur l’environnement. Rues, plages et océans ont été frappés par un raz-de-marée de déchets en lien avec la Covid-19 que sont notamment les masques faciaux en plastique, les gants, les flacons de désinfectant pour les mains et les emballages alimentaires.

1) Pollution due à une forte augmentation des ventes de masques

La promotion du port de masques comme moyen de ralentir la propagation de la Covid-19 a conduit à une augmentation extraordinaire de la production de masques jetables : la CNUCED, estime que les ventes mondiales totaliseront quelque 166 milliards de dollars cette année, contre environ 800 millions de dollars en 2019. Des reportages récents dans les médias, montrant des vidéos et des photos de plongeurs ramassant des masques et des gants jonchant les océans, ont réveillé les consciences, et recentré les esprits sur la question de la pollution plastique et un rappel que les politiciens, les dirigeants et les individus nécessitent de s’attaquer au problème de la pollution plastique.

2) Un problème toxique

Selon des estimations, on pourrait s’attendre à ce qu’environ 75% des masques utilisés, ainsi que d’autres déchets liés à la pandémie, se retrouvent dans des décharges ou flottent dans les mers. Outre les dommages environnementaux, le coût financier, dans des domaines tels que le tourisme et la pêche, est estimé par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) à environ 40 milliards de dollars. Le PNUE a averti que si la forte augmentation des déchets médicaux, dont une grande partie est constituée de plastiques à usage unique nocifs pour l’environnement, n’est pas gérée de manière rationnelle, des décharges incontrôlées pourraient en résulter. Selon l’agence onusienne, les conséquences potentielles comprennent les risques pour la santé publique des masques usagés infectés, et le brûlage à l’air libre ou l’incinération incontrôlée des masques, conduisant à la libération de toxines dans l’environnement, et la transmission de maladies aux humains. En raison des craintes de ces effets secondaires potentiels sur la santé et l’environnement, le PNUE exhorte les gouvernements à traiter la gestion des déchets, y compris les déchets médicaux et dangereux, comme un service public essentiel. L’agence onusienne soutient que la manipulation sûre et l’élimination finale de ces déchets sont un élément essentiel d’une intervention d’urgence efficace. « La pollution plastique était déjà l’une des plus grandes menaces pour notre planète avant l’épidémie de coronavirus », déclare Pamela Coke-Hamilton, directrice du commerce international de la CNUCED. « L’augmentation de l’utilisation quotidienne de certains produits pour assurer la sécurité des personnes et arrêter la maladie, aggrave encore les choses ».

3) Les solutions existantes pourraient réduire les plastiques de 80%

Cependant, cet état de fait peut être amélioré, comme le montre un récent rapport sur les déchets plastiques publié par The Pew Charitable Trusts et le groupe de réflexion sur la durabilité Systemiq. L’étude « Breaking the Plastic Wave : A Comprehensive Assessment of Pathways to Stopping Ocean Plastic Pollution », (Briser la vague de plastique : une évaluation globale des voies pour arrêter la pollution plastique des océans) qui a été approuvée par le PNUE, prévoit que, si aucune mesure n’est prise, la quantité de plastiques déversés dans l’océan triplera d’ici 2040, passant de 11 à 29 millions de tonnes par an. Mais environ 80% de la pollution plastique pourrait être éliminée au cours de cette même période, simplement en remplaçant une réglementation inadéquate, en modifiant les modèles commerciaux et en introduisant des incitations conduisant à une réduction de la production de plastiques. D’autres mesures recommandées comprennent la conception de produits et d’emballages plus facilement recyclables et l’extension de la collecte des déchets, en particulier dans les pays à faible revenu.

4) La coopération mondiale est essentielle

Dans son analyse sur les plastiques, la durabilité et le développement, la CNUCED est parvenue à la conclusion que les politiques commerciales mondiales ont également un rôle important à jouer dans la réduction de la pollution. De nombreux pays ont introduit des réglementations qui mentionnent les plastiques au cours de la dernière décennie, un indicateur de préoccupation croissante concernant la question. Mais, selon l’analyse de la CNUCED, pour que les politiques commerciales soient vraiment efficaces, des règles mondiales coordonnées sont nécessaires. « La manière dont les pays utilisent la politique commerciale pour lutter contre la pollution plastique n’a généralement pas été coordonnée, ce qui limite l’efficacité de leurs efforts », déclare Mme Coke-Hamilton. « Il y a des limites à ce que tout pays peut réaliser seul ».

5) Promouvoir la planète et des alternatives favorables à l’emploi

Bien que la mise en œuvre de ces mesures réduirait considérablement la pollution par les plastiques d’ici 2040, le rapport Pew/Systemiq reconnaît que, même dans le meilleur des cas, cinq millions de tonnes de plastiques continueraient d’être déversées dans l’océan chaque année. Une augmentation spectaculaire de l’innovation et des investissements, conduisant à des progrès technologiques serait nécessaire pour traiter globalement le problème, concluent les auteurs du rapport. En outre, la CNUCED exhorte les gouvernements à promouvoir des alternatives non toxiques, biodégradables ou facilement recyclables, telles que les fibres naturelles, la balle de riz et le caoutchouc naturel. Ces produits seraient non seulement plus respectueux de l’environnement mais aussi créer de nouveaux emplois dans les pays en développement principaux fournisseurs de nombreux substituts du plastique. Le Bangladesh, par exemple, est le premier fournisseur mondial d’exportations de jute, tandis que, à eux deux, la Thaïlande et la Côte d’Ivoire représentent l’essentiel des exportations de caoutchouc naturel.

« Il n’existe pas de solution unique à la pollution plastique des océans, mais grâce à une action rapide et concertée, nous pouvons briser la vague du plastique », a déclaré Tom Dillon, vice-président de Pew pour l’environnement. « Nous pouvons investir dans un avenir caractérisé par une réduction des déchets, de meilleurs résultats pour la santé, une plus grande création d’emplois et un environnement plus propre et plus résilient pour les personnes et la nature ».