Archives de catégorie : #73UNGA

Message vidéo du secrétaire général de l’ONU diffusé à l’occasion de la Journée des Nations Unies – 24 octobre 2020

Chers amis du monde entier, le soixante-quinzième anniversaire de l’Organisation des Nations Unies tombe en plein milieu d’une pandémie mondiale. Notre mission fondatrice est aujourd’hui plus importante que jamais. Promouvoir la dignité humaine, protéger les droits humains, veiller au respect du droit international et sauver l’humanité de la guerre. Lorsque la pandémie a frappé, j’ai appelé à un cessez-le-feu mondial. Le monde entier a aujourd’hui un ennemi commun : le COVID-19. Le moment est venu d’intensifier les efforts de paix pour parvenir à un cessez-le-feu mondial. Le temps presse. Nous devons également faire la paix avec notre planète. L’urgence climatique menace la vie elle-même. Nous devons mobiliser le monde entier pour atteindre la neutralité carbone, c’est-à-dire atteindre zéro émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici à 2050. للغة العربية، واصل هنـــا Continuer la lecture

Le Secrétaire général : Discours devant le Conseil de sécurité sur la Gouvernance mondiale Post-Covid-19, le 24 septembre 2020 

Photo ONU : Réunion du Conseil de sécurité du 24 septembre 2020

Photo ONU : Réunion du Conseil de sécurité du 24 septembre 2020

Monsieur le Président, Monsieur le Président de la Commission de l’Union africaine,   Moussa Faki Mahamat, Mesdames et Messieurs les représentants permanents, Je vous remercie de me donner l’occasion d’aborder le sujet de la gouvernance mondiale en lien avec la pandémie de COVID-19. Un virus microscopique est aujourd’hui la principale menace dans notre monde. La pandémie de COVID-19 est une crise à part entière, qui se déroule de manière imprévisible et dangereuse dans un contexte de fortes tensions géopolitiques et d’autres menaces mondiales. La pandémiemet manifestement à l’épreuve la coopération internationale – épreuve à laquelle nous avons échoué.  Le virus, qui a tué près d‘un million de personnes et en a infecté plus de 30 millions dans le monde, n’est pas encore maîtrisé. Cette situation a été créée par le manque de préparation, de coopération, d’unité et de solidarité à l‘échelle mondiale. Le 75eanniversaire de l’Organisation des Nations Unies nous rappelle ce que nos fondateurs ont accompli et nous invite à être à la hauteur de leurs ambitions.  Nous devons de toute urgence mener une réflexion innovante sur la gouvernance mondiale et le multilatéralisme, afin de les adapter au XXIe siècle. Continuer la lecture

La coopération internationale a échoué face à la Covid-19, il faut réinventer le multilatéralisme (Guterres)- 24 septembre 2020

Photo ONU

Photo ONU

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a constaté, jeudi, devant le Conseil de sécurité l’échec de la coopération internationale face à la pandémie de Covid-19 et a plaidé pour une réflexion profonde sur la gouvernance mondiale et le multilatéralisme. La pandémie de Covid-19 « met manifestement à l’épreuve la coopération internationale – épreuve à laquelle nous avons échoué », a déclaré M. Guterres lors de cette réunion du Conseil ayant pour thème la gouvernance mondiale post-Covid-19 et notamment les changements éventuels dans l’environnement de sécurité internationale résultant de la pandémie et de ses effets. « Le virus, qui a tué près d‘un million de personnes et en a infecté plus de 30 millions dans le monde, n’est pas encore maîtrisé. Cette situation a été créée par le manque de préparation, de coopération, d’unité et de solidarité à l‘échelle mondiale », a ajouté le Secrétaire général. Selon lui, le 75e anniversaire de l’ONU « nous rappelle ce que nos fondateurs ont accompli et nous invite à être à la hauteur de leurs ambitions. Nous devons de toute urgence mener une réflexion innovante sur la gouvernance mondiale et le multilatéralisme, afin de les adapter au XXIe siècle ». للغة العربية، واصل هنـــــا Continuer la lecture

Covid-19 : 495 millions d’équivalents d’emplois directs à temps plein perdus (OIT)

La pandémie de Covid-19 a un impact considérable sur le marché du travail dans le monde et entraîne des pertes imposantes sur les revenus du travail, a affirmé mercredi l’Organisation internationale du Travail (OIT), qui estime les pertes sur six mois à l’équivalent de 495 millions d’emplois directs à temps plein. Selon cette nouvelle étude de l’OIT sur l’impact de la Covid-19, les revenus du travail ont baissé de plus de 10% de janvier à mars sur un an. Le document révèle ainsi une baisse « massive » des revenus du travail et des « fossés » en matière de relance budgétaire qui menacent d’accroître l’inégalité entre les pays riches et les pays pauvres. L’OIT indique que les pertes globales en heures travaillées pendant les neuf premiers mois de l’année 2020 ont été « considérablement plus importantes » qu’estimées dans l’édition précédente de l’Observatoire (publiée le 30 juin). Par exemple, l’estimation révisée des heures de travail perdues au deuxième trimestre de cette année équivaut à 495 millions d’emplois directs à temps plein (ETP). Continuer la lecture

Discours du Secrétaire général de l’ONU prononcé devant l’assemblée générale – 22 septembre 2020

Photo ONU/Eskinder Debebe Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, s'exprime lors du débat général de la 75e session de l'Assemblée générale des Nations Unies.

Photo ONU/Eskinder Debebe Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’exprime lors du débat général de la 75e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Excellences, Dans le monde sens dessus dessous qui est le nôtre, la salle de l’Assemblée générale est l’un des lieux les plus étranges qu’il soit donné de voir. Avec la pandémie de COVID-19, notre réunion annuelle prend place sous un jour méconnaissable. Mais elle est plus importante que jamais. Au mois de janvier, je me suis exprimé devant l’Assemblée générale et j’ai identifié « quatre cavaliers » des ténèbres parmi nous – quatre menaces qui hypothèquent notre avenir commun. Tout d’abord, des tensions géostratégiques mondiales, qui sont les plus graves que l’on ait vues depuis des années. Deuxièmement, la crise climatique, qui menace notre existence même. Troisièmement, la méfiance profonde qui ne cesse partout de gagner du terrain. Et quatrièmement, la face obscure du monde numérique. Mais un cinquième cavalier était tapi dans l’ombre. للغة العربية، واصل هنــــا Continuer la lecture

L’Assemblée générale ouvre sa nouvelle session annuelle sur fond de pandémie

Photo ONU Web TV: Volkan Bozkir, Président de la 75ème session de l'AG, lève le marteau alors que son prédécesseur Tijjani Muhammad-Bande et le SG de l'ONU, António Guterres, applaudissent.

Photo ONU Web TV: Volkan Bozkir, Président de la 75ème session de l’AG, lève le marteau alors que son prédécesseur Tijjani Muhammad-Bande et le SG de l’ONU, António Guterres, applaudissent.

L’Assemblée générale des Nations Unies a entamé mardi après-midi les travaux de sa nouvelle session annuelle, la 75ème. Son nouveau Président, le diplomate turc, Volkan Bozkir, a souligné l’importance de la tenue d’une session extraordinaire sur la Covid-19, la première du genre, et ce dans le contexte de la commémoration du 75ème anniversaire de l’ONU. « Au cours de la 75ème session, nous organiserons deux sessions extraordinaires de l’Assemblée générale, l’une sur la Covid-19 – la première session extraordinaire convoquée pour discuter d’une pandémie – et la seconde contre la corruption », a-t-il déclaré. « Le contexte dans lequel nous travaillons sert à nous rappeler la nécessité du système multilatéral et nous inspire tous à utiliser pleinement la Charte des Nations Unies pour relever nos défis collectifs », a-t-il ajouté. للغة العربية، اضغط هنا Continuer la lecture

ENTRETIEN EXCLUSIF : Une « erreur stupide » de la part des pays riches de ne pas soutenir un vaccin Covid, selon le chef de l’ONU

La 75e session de l’Assemblée générale des Nations Unies s’ouvre aujourd’hui. Une année particulière en raison de la pandémie de Covid-19. Le débat général annuel sera virtuel, les chefs d’Etat et de gouvernement ne pouvant pas se déplacer à New York. Dans un entretien accordé à ONU Info, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré que la pandémie de Covid-19 devrait être une leçon d’humilité pour les dirigeants du monde, et un manque de solidarité de la part de certaines nations riches envers les pays en développement, signifie que nous allons tous payer un lourd tribut. للغة العربية، اضغط هنا Continuer la lecture

ENTRETIEN avec Volkan Bozkir, le diplomate qui guidera l’Assemblée générale de l’ONU dans sa 75e année

Le Président de la 75e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Volkan Bozkir, prendra ses fonctions le 15 septembre alors que l’ONU est aux prises avec une pandémie sans précédent et avec des questions concernant la direction que l’Organisation doit prendre. Récemment ministre des Affaires européennes de son pays la Turquie, M. Bozkir, qui cumule près de de 50 ans d’expérience professionnelle, a été élu au sein du Groupe des Etats d’Europe occidentale et autres États (WEOG), et succède au Nigérian Tijjani Muhammad-Bande. Bozkir a rejoint le service diplomatique turc en 1972 et a occupé plusieurs postes de haut niveau, notamment celui de consul général à New York, d’ambassadeur à Bucarest et de représentant permanent de la Turquie auprès de l’Union européenne. للغة العربية، اضغط هنــــا Continuer la lecture

Financement du développement: « Avec des fonds adéquats, prévisibles et durables, tout est possible », affirme le Secrétaire général

Photo : Secrétaire général de l'ONU à la 74ème session de l'AG

Photo : Secrétaire général de l’ONU à la 74ème session de l’AG

« Le financement est un test pour mesurer notre sérieux », a prévenu d’emblée le Secrétaire général de l’ONU à l’ouverture du Dialogue de haut niveau de l’Assemblée générale sur le financement du développement, premier sommet sur cette question depuis l’adoption en 2015 du Programme d’action d’Addis-Abeba.  M. António Guterres a prévenu les dirigeants du monde, les représentants d’organisations non gouvernementales et d’entités du secteur des entreprises et de la société civile que, « sans ressources, nous n’arriverons pas aux résultats escomptés pour les peuples de la planète ». En revanche, « avec un financement adéquat, prévisible et durable, tout est possible », selon lui.  Un vœu qui a reçu un écho concret à la fin de la journée avec les nombreuses annonces d’initiatives lancées en ce sens.  De plus, les discussions ont permis de dégager quelques idées fortes pour changer la donne: améliorer les systèmes fiscaux nationaux et internationaux, renforcer la mobilisation des ressources nationales, lutter contre les flux financiers illicites et trouver une issue à la crise de la dette des pays en développement.  Voilà quelques mesures phares qui devraient, ont jugé les participants, « faire passer le financement du développement de milliards de dollars à des milliers de milliards », comme l’envisage le Secrétaire général dans un rapport sur le sujet. Continuer la lecture

Sauvegarder la planète oui, mais pas au prix du développement, avertissent les pays du Sud au troisième jour du débat général

Photo : 74ème session de l'Assemblée générale de l'ONU

Photo : 74ème session de l’Assemblée générale de l’ONU

Près d’une quarantaine de chefs d’État et de gouvernement et de hauts responsables se sont succédé au podium de marbre vert de l’Assemblée générale durant cette troisième journée du débat général, dont la sobriété protocolaire n’aura été interrompue que le temps pour le Président salvadorien de prendre un selfie à l’entame de son allocution et pour les partisans du Président de la République démocratique du Congo, le premier à prendre pacifiquement les rênes du pouvoir depuis l’indépendance du pays, de l’acclamer depuis la salle.  Toutefois, l’heure n’était pas aux réjouissances dans l’enceinte de l’Assemblée, où de nombreuses délégations ont appelé à raviver l’action climatique dans la foulée du Sommet Action Climat 2019, organisé en début de semaine par le Secrétaire général de l’ONU. « Les changements climatiques ne sont pas seulement une question politique, pour nous, ils sont une question de survie », a ainsi martelé le Roi des Tonga, M. Tupou VI.  Bien que les petits États insulaires du Pacifique comme le sien ne contribuent qu’à moins de 1% au réchauffement planétaire, M. Tupou VI et ses homologues de Sao Tomé-et-Principe, des Comores et de la Micronésie ont tous réaffirmé leur engagement à respecter l’Accord de Paris.  Signé en 2015, ce dernier vise à limiter le réchauffement global à 1,5 degré Celsius par le biais de mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en vue d’atteindre l’objectif de neutralité carbone. Continuer la lecture