Sommet de l’Union africaine : l’ONU appelle à des réponses collectives, globales et coordonnées aux défis de l’Afrique 

Photo UNECA/Le Secrétaire général des NU avec les chefs d'État lors du sommet de l'UA Éthiopie, le 9 février 2020.

Photo UNECA/Le Secrétaire général des NU avec les chefs d’État lors du sommet de l’UA Éthiopie, le 9 février 2020.

Les défis auxquels sont confrontés les pays africains sont « complexes, à multiples facettes et de grande envergure », mais une réponse « collective, globale et coordonnée » de la communauté mondiale s’appuyant sur les dynamiques en cours aiderait le continent à prospérer, a déclaré dimanche le chef de l’ONU au Sommet de l’Union africaine(UA).  « Depuis mon entrée en fonction, j’ai cherché à renforcer les liens entre nos deux organisations, sur la base de valeurs partagées, de respect mutuel, d’intérêts communs et, si je puis me permettre, de mon profond engagement personnel en faveur de la paix, de la prospérité et du bien-être de l’Afrique et de ma conviction que les défis de l’Afrique ne peuvent être résolus que par les dirigeants africains », a déclaré António Guterres. للغة العربية، أنقر هنا

  1. Guterres a salué les efforts complémentaires des deux organisations en matière de paix et sécurité ainsi que de développement.

Le chef de l’ONU a souhaité mettre en exergue trois défis particulièrement urgents, à savoir la paix et la sécurité, la crise climatique et l’éradication de la pauvreté.

Faire taire les armes et imposer la paix

Le Secrétaire général a salué les nombreux succès en matière de paix et de sécurité au cours de l’année écoulée, menés à bien à travers les efforts conjoints ONU-UA, tels que les accords conclus en République centrafricaine et au Soudan du Sud.

 « Aujourd’hui, le maintien de la paix dépend de partenariats solides, « tant avec les États Membres qu’avec l’Union africaine et le renforcement continu du partenariat entre l’Organisation des Nations Unies et l’Union africaine est une priorité absolue », a affirmé António Guterres.

Il a signalé que « non seulement que la plupart des opérations de maintien de la paix des Nations Unies se déroulent en Afrique, mais également que la plupart des casques bleus sont eux-mêmes africains ».

  1. Guterres a rappelé que le maintien de la paix « dans sa forme traditionnelle » ne suffit pas là où il n’y a pas de paix à maintenir, tel que dans le Sahel.

Lutter contre le terrorisme et donner des opportunités à tous

« Nous avons de plus en plus besoin d’opérations d’imposition de la paix et de lutte contre le terrorisme, mises en œuvre par l’Union africaine et appuyées par l’ONU », a ajouté le chef de l’ONU.

« L’expérience du G5 Sahel et de la Somalie montre que ces opérations doivent être mandatées par le Conseil de sécurité, dans le cadre du chapitre VII de la Charte, et jouir d’un financement prévisible garanti par les contributions obligatoires », a-t-il précisé.

  1. Guterres a déploré le « manque soutien suffisant » de la communauté internationale qui laisse aujourd’hui les régions du Sahel et du lac Tchad « fragilisée par le terrorisme ».

Face au nombre et à la complexité croissants des attaques terroristes, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger, il a appelé à « contribuer à bâtir des conditions propices à l’espoir et à l’accès aux opportunités pour tous pour que le peuple puisse en bénéficier entièrement ».

Mettre fin à la crise Libyenne

« Nous devons également mettre un terme au conflit Libyen » a lancé le chef de l’ONU, soulignant l’incidence majeure de la crise libyenne sur le Sahel et au-delà.

« La Libye ne se serait pas enfoncée dans un conflit toujours plus grave et destructeur sans la complicité directe de certains membres de la communauté internationale » a dénoncé M. Guterres.

« Les résolutions du Conseil de sécurité, y compris sur l’embargo des armes, sont bafouées avant même que l’encre n’ait séché. C’est un scandale inacceptable », a-t-il déploré.

« Nous avons établis hier ensemble un nouveau cadre de partenariat entre l’Union Africaine et les Nations Unies pour une coordination étroite de nos efforts communs », a annoncé le chef de l’ONU précisant qu’il partageait les frustrations qu’éprouve l’Union africaine face à la situation qui règne en Libye depuis 2011.

Il s’est dit encouragé par les pourparlers tenus à Brazzaville organisés par l’UA et a voué « tout son soutien » à l’organisation d’un forum de réconciliation intra-libyenne en Afrique.

« Je continuerai d’insister que seule une solution politique, par et pour les libyens, apportera la paix en Libye et que toute intervention étrangère dans le conflit ne fera qu’aggraver la situation. Un cessez-le-feu immédiat est absolument essentiel », a martelé le Secrétaire général.

Crise Climatique

L’Afrique est la moins responsable du dérèglement climatique et pourtant elle est parmi les premières et plus fortement touchées, a déploré le Secrétaire général, signalant que « ses nations ont besoin d’aide pour renforcer leur résilience afin de s’adapter aux impacts inévitables à venir ».

L’augmentation de la température en Afrique est deux fois plus importante que la moyenne mondiale.

« Nous devons être plus ambitieux en matière d’atténuation et, surtout dans l’intérêt de l’Afrique, plus ambitieux en matière d’adaptation et de financement afin de renforcer la résilience des pays et des communautés africains et de permettre un redressement et une reconstruction efficaces », a précisé le chef de l’ONU.

La lutte contre les risques sécuritaires liés au climat dans la Corne de l’Afrique, en Afrique centrale et au Sahel doit être une priorité, a ajouté M. Guterres.

Éradiquer la pauvreté

Le chef de l’ONU s’est félicité des progrès constatés à travers le continent en matière de lutte contre la pauvreté et de mise à terme de l’exclusion, notamment traduits par un meilleurs accès à l’éducation, aux services de santé, aux infrastructures de base, et une meilleure sécurité alimentaire.

« Ces progrès sont toutefois lents et irréguliers », a néanmoins souligne le chef de l’ONU.

Il a déploré l’impact de la globalisation inéquitable, de la corruption et des flux financiers illicites qui « privent l’Afrique de ressources essentielles pour son développement ».

  1. Guterres a affirmé qu’il comptait continuer à revendiquer « une globalisation plus juste », qui puisse bénéficies tous les peuples y compris les africains, et s’est félicité des efforts menés par divers gouvernants du continent pour contrer la corruption tout en appelant la communauté à appuyer ces efforts.

Pour M. Guterres la promotion de l’égalité des sexes est centrale à l’éradication de la pauvreté.

« Nous vivons toujours dans un monde dominé par les hommes et cela devra changer » a affirmé António Guterres, soulignant que la paix, la cohésion sociale et le développement durable exigent la contribution et le leadership des femmes.

Il a souligné la responsabilité conjointe d’assurer que les femmes soient présentes autour de la table au moment des négociations de paix et a salué le Réseaux des femmes leaders africaine et l’initiative FEMWISE AFRICA pour la médiation des conflits.

Le chef de l’ONU a également appelé à inclure les jeunes en tant qu’agents moteur du changement pour construire l’avenir, soulignant qu’ à l’occasion de son 75ème anniversaire l’ONU comptait être à leur écoute et leur porter une attention particulière.

في ختام القمة الأفريقية، غوتيريش يجدد التزام الأمم المتحدة بسلام وازدهار القارة وبنسائها وشبابها

في كلمته خلال اختتام القمة السنوية التي تجمع زعماء وقادة القارة الأفريقية، أكد الأمين العام للأمم المتحدة مجددا التزامه “الشخصي العميق تجاه السلام والازدهار والرفاهية” في القارة، معلنا قناعته بأن “تحديات أفريقيا لا يمكن حلها إلا من خلال قيادة الأفارقة أنفسهم.”

وأعرب الأمين العام، بشكل خاص، عن دعم الأمم المتحدة الكامل لمبادرة “إسكات الأسلحة” التي أطلقها الإتحاد الأفريقي لمعالجة قضايا السلم والأمن في القارة، واصفا إياها بالمبادرة التاريخية.  وقال غوتيريش إن “إسكات الأسلحة لا يقتصر على السلام والأمن فحسب، بل يشمل أيضا التنمية المستدامة الشاملة وحقوق الإنسان.”

وأكد الأمين العام على شراكة المنظمة الأممية والإتحاد الأفريقي، وعلى ثمار الجهود المشتركة بينهما وما حققته من نجاحات مثل “الإطار المشترك حول السلام والأمن في القارة” والخطة الشاملة “لتحقيق أقصى استفادة من برامجنا للتنمية المستدامة التكميلية” في خطة التنمية المستدامة العالمية 2030 وجدول أعمال أفريقيا 2063.

وأبرز السيد غوتيريش ثلاثة تحديات ذات أهمية خاصة وهي “تحقيق مزيد من التقدم في مكافحة الفقر” خلال عشرية العمل والإنجاز، و”معالجة أزمة المناخ”، ومسألة “إسكات الأسلحة” وإيقاف الحروب والنزاعات.  

وقال غوتيريش إن “القضاء على الفقر يظل التزاما اجتماعيا وأخلاقيا أساسيا للبشرية”، وأشاد باستكمال الاتحاد الأفريقي للتقرير الأول الذي يستعرض ما وصل إليه تنفيذ الأقطار لخطة التنفيذ العشرية لجدول أعمال 2063.

وأكد غوتيريش أن القارة شهدت “تحسينات كبيرة” في مستويات المعيشة والتعليم الجيد والرعاية الصحية والأمن الغذائي والخدمات الأساسية والبنية التحتية، غير أنه أشار إلى أن التقدم لا يزال بطيئا وغير متساوٍ” بخصوص القضاء على الفقر وإنهاء الإقصاء.

“عولمة غير عادلة”

وأكد الأمين العام إن القارة ظلت، لأمد طويل، “ضحية لعولمة لم تستفد منها جميع الدول بشكل عادل” مشيرا  إلى الإعانات الزراعية “وقواعد التجارة والمالية والأسواق المشوهة التي تعمل في كثير من الأحيان على حساب القارة.”

وأكد الأمين العام أنه سيستمر في الدعوة إلى “عولمة عادلة تعمل لجميع الأمم ولجميع الناس،” مشيرا إلى الجهود التي بذلتها العديد من الحكومات في أفريقيا للقضاء على الفساد وإصلاح النظم الضريبية وتحسين الحكم والمؤسسات.

 كذلك، دعا الأمين العام المجتمع الدولي إلى أن يكمل هذه الجهود الأفريقية بتصميم أقوى بكثير في “مكافحة التهرب الضريبي وغسل الأموال والتدفقات غير المشروعة لرؤوس الأموال.”

المزيد من العمل لأجل نساء وشباب القارة

وخصص أنطونيو غوتيريش جزءا مقدرا من كلمته في ختام القمة لتعزيز المساواة بين الجنسين وحقوق النساء والفتيات وإشراكهن، ولإشراك شباب أفريقيا وتمكينهم في أسواق العمل والمساهمة في التغيير. وقال المسؤول الأممي الأرفع إننا “ما زلنا نعيش في عالم يسيطر عليه الذكور وسيحتاج هذا إلى التغيير،” مؤكدا أن السلام والتماسك الاجتماعي والتنمية المستدامة تتطلب مساهمة المرأة وقيادتها.

وقال غوتيريش لمؤتمر الزعماء الأفارقة إن “مسؤوليتنا المشتركة هي ضمان عدم استبعاد النساء من عملية اتخاذ القرارات الحاسمة في عمليات السلام والحكم بعد انتهاء الصراع”. وأثنى على جهود شبكة القيادات النسائية الأفريقية في تعزيز دور المرأة في منع النزاعات وفي الوساطة.

وأضاف غوتيريش أن للشباب تحديدا مساهمة حيوية يقدمونها كعوامل للتغيير “ويجب عدم تهميشهم أو استبعادهم.” وأكد الأمين العام مجددا التزام الأمم المتحدة “بالاستماع إلى الشباب” لتحديد كيفية تحقيق أهداف التنمية المستدامة وصنع “المستقبل الذي نريده.” 

وقال الأمين العام إنه يجد إلهاما في مساهمات الشباب في جميع أنحاء أفريقيا الذين  “أصبحوا دعاة للسلام من خلال الحوار ومعالجة الأسباب الجذرية للصراع” حسب تعبيره. ودعا غوتيريش إلى العمل على “توفير ليس فقط المجال الاجتماعي للشباب، بل أيضا فرص العمل والدخل.”

ارتفاع درجات الحرارة في أفريقيا هو ضعف المتوسط العالمي

وفي تعليقه المستفيض حول تغير المناخ وتأثيراته واسعة النطاق على قضايا التنمية وسلامة الكوكب، ذكَّر الأمين العام بأن أفريقيا هي القارة “الأقل مسؤولية عن اضطرابات المناخ” لكنها من بين أول المناطق تأثرا وأكثرها تعرضا للمعاناة بسببها.

وأورد غوتيريش إن “ارتفاع درجات الحرارة في أفريقيا هو ضعف المتوسط العالمي” وأن هناك العديد من الأزمات المرتبطة بالمناخ والتي لم يتم الإبلاغ عنها “من الساحل إلى زامبيا ومن كينيا إلى مدغشقر.”

من ذلك، أشار غوتيريش إلى ضرورة معالجة مخاطر الأمن المتعلقة بالمناخ في القرن الأفريقي ووسط  أفريقيا والساحل كأولوية مهمة.

 وأكد غوتيريش أن الدول الكبرى ذات القطاعات الصناعية الضخمة تتحمل مسؤولية خاصة في معالجة اضطرابات المناخ المؤثرة على العالم ككل، وأشاد بالقيادة الأخلاقية والسياسية لأفريقيا منذ فترة طويلة بشأن حالة الطوارئ المناخية.

 غوتيريش وصف مخرجات مؤتمر المناخ الذي انعقد في مدريد الشهر الماضي بالمخيب للآمال، غير أنه أكد على ضرورة “العمل سويا لجعل مؤتمر المناخ القادم ناجحا حتى تتمكن أفريقيا من الحصول على ما تحتاجه من دعم وموارد.”

رؤساء السودان وجنوب السودان ومصر وأفريقيا الوسطى ورواندا

وقد التقى الأمين العام للأمم المتحدة في لقاءات خاصة على هامش مؤتمر الإتحاد الأفريقي بعدد من زعماء ورؤساء الأقطار الأفريقية، حيث تحدث مع السيد عبد الله حمدوك، رئيس وزراء جمهورية السودان وناقشا قضايا الانتقال السياسي وعملية السلام الجارية في البلاد، والانتقال من حفظ السلام إلى بناء السلام في دارفور. وقد أشاد الأمين العام بجهود الإصلاح الجارية التي يقوم بها رئيس الوزراء السوداني وتعهد بدعم الأمم المتحدة الكامل للسودان.

كما التقى الأمين العام رئيس جمهورية مصر العربية، السيد عبد الفتاح السيسي وناقشا التطورات الإقليمية، بما في ذلك الحالة في ليبيا وعملية السلام في الشرق الأوسط، وقد أثنى الأمين العام بدور مصر في رئاستها للاتحاد الأفريقي والتي تنتهي بختام القمة. 

والتقى الأمين العام بالرئيس سلفا كير ميارديت، رئيس جمهورية جنوب السودان على هامش القمة وشدد في اللقاء على الحاجة إلى مواصلة تنفيذ الاتفاق المعاد تجديده لحل النزاع في جنوب السودان مؤكدا دعم الأمم المتحدة الكامل لجميع الجهود الرامية إلى إحلال السلام والاستقرار في جنوب السودان على المدى الطويل.

كما التقي أمين عام الأمم المتحدة أيضا بالسيد فاوستن – آرتشانج تواديرا، رئيس جمهورية أفريقيا الوسطى ورحب بالجهود المستمرة لتنفيذ الاتفاق السياسي للسلام والمصالحة الموقع في فبراير/شباط 201، وناقشا تقييم التقدم والتحديات في التحضير للانتخابات الرئاسية والتشريعية المقرر إجراؤها في أواخر عام 2020 وأوائل عام 2021.

كذلك التقى الأمين العام رئيس رواندا السيد بول كاغامي، وناقشا التطورات الإقليمية، حيث أعرب الأمين العام عن تقديره لالتزام رواندا بالعمل من أجل حفظ السلام، ومساهماتها وجهودها في مكافحة تغير المناخ.