Le Conseil de sécurité réfléchit aux moyens de mieux former et protéger les Casques bleus de l’ONU dans des environnements opérationnels complexes

Photo : ONU

À l’initiative de l’Indonésie, et sous la présidence de la Ministre des affaires étrangères de ce pays, le Conseil de sécurité s’est, aujourd’hui, réuni lors d’un débat public avec une soixantaine de participants, pour évaluer les progrès accomplis dans la formation et le renforcement des capacités au sein des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, notamment en élargissant les partenariats. Un thème cher au cœur de l’Indonésie, a rappelé le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, qui a souligné que l’engagement de ce pays fournisseur de contingents de premier plan se traduit aujourd’hui par le déploiement de plus de 3 000 personnels en uniforme dans le cadre des opérations de l’ONU et s’est soldé par le « sacrifice ultime » de 37 Casques bleus.

C’est que la formation « sauve des vies » à un moment où les soldats de la paix sont déployés dans des environnements de plus en plus « complexes et hostiles », a argué le Chef de l’Organisation.  L’amélioration de la formation et de l’entraînement des troupes, a-t-il précisé, est un engagement majeur d’Action pour le maintien de la paix, une initiative qu’il avait lancée le 25 septembre 2018.  Aussi M. Guterres a-t-il dressé un bilan des efforts déployés par le Secrétariat pour mettre en œuvre les directives qu’il s’est lui-même fixées.

Visites d’appui à la formation et à l’évaluation, exercices d’évacuation de victimes, tests de résistance et exercices de gestion de crise: telles sont, a expliqué le haut fonctionnaire, les principales activités que le Secrétariat mène dans les cinq opérations de paix de l’ONU les plus dangereuses au monde, à savoir la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD), la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

« Nous sommes particulièrement désireux de développer le recours à des équipes de formation mobiles », a ajouté le Secrétaire général, en encourageant les États Membres à déployer de telles équipes pour fournir un soutien ciblé et flexible aux missions onusiennes.  Dans une déclaration lue par sa Présidente pour le mois de mai au nom de ses autres membres, le Conseil souligne qu’il importe de donner suite aux engagements pris lors de la Réunion ministérielle des Nations Unies sur le maintien de la paix, qui s’est tenue en mars 2019.

« Investir dans les personnels de maintien de la paix, c’est investir dans la paix », a résumé la chef de la diplomatie indonésienne, Mme Retno Lestari Priansari Marsudi.  Si les théâtres de conflit actuels sont caractérisés par l’irruption des acteurs non étatiques et l’asymétrie des menaces qui s’y font jour, la Ministre a rappelé que chaque situation doit être appréhendée dans le cadre d’une approche spécifique à chaque mission, une approche qui doit être le fruit d’une consultation plus étroite entre le Conseil de sécurité, les pays hôtes, les pays fournisseurs de contingents et le Secrétariat.

Plusieurs pays contributeurs de troupes ont repris à leur compte cette analyse, qu’il s’agisse de l’Uruguay, de l’Italie, du Koweït, ou la Chine, tous désireux qu’il soit davantage tenu compte de leurs vues et attentes lors de la phase d’élaboration ou de modification des mandats.  Certains États Membres qui ne fournissent pas de personnels en tenue dans le cadre du maintien de la paix à l’ONU ont fait valoir les efforts de formation qu’ils consentent, comme les États-Unis, qui se sont enorgueillis d’être « le partenaire bilatéral le plus important au monde en matière de formation et de renforcement des capacités », ou la France, particulièrement mobilisée auprès des pays contributeurs de troupes francophones, comme d’ailleurs la Belgique ou le Canada.

Le général de corps d’armée Elias Rodrigues Martins Filho, commandant de la Force de la MONUSCO, a reconnu que la formation est un processus continu qui doit tenir compte de l’environnement opérationnel, d’où l’importance, selon lui, de mettre l’accent sur la formation au sein même de la Mission, et pas simplement en amont du déploiement.  Les dispositifs de commandement ont été renforcés grâce à des visites régulières sur le terrain, le mécanisme de notification amélioré et des mesures d’évaluation des risques aériens mises en œuvre.

Pour sa part, M. Björn Holmberg, le Directeur de Challenges Forum International Secretariat, a expliqué que ce réseau global, qui regroupe 49 organisations de la société civile, de la police et de l’armée, cherche à favoriser le dialogue constructif parmi les partenaires importants pour contribuer à l’amélioration de l’analyse, de la planification, de la conduite et de l’évaluation des opérations de la paix.

  1. Holmberg a formulé quatre recommandations à l’intention du Secrétariat de l’ONU, à mettre en œuvre en coopération avec les États Membres et les missions.  Tout d’abord, développer, à des fins de formation, des « archives électroniques interactives des scénarios complexes » auxquels les soldats de la paix ont été confrontés sur le terrain.  Ensuite, identifier des exemples et études de cas où les performances des soldats de la paix ont été « exceptionnelles ».  Puis communiquer clairement sur les lacunes et besoins en matière de formation, y compris à l’aide d’enquêtes en ligne, et utiliser l’Initiative Elsie pour la participation des femmes aux opérations de paix.

« Les soldates de la paix sont plus efficaces pour gagner le cœur et la confiance des populations locales », a déclaré la Ministre indonésienne, à la suite du Secrétaire général de l’ONU, en rappelant que leur participation contribue à accroître de 20% les chances de paix durable.  Dès lors, Mme Marsudi a encouragé à lever les barrières à la participation des femmes dans le maintien de la paix et à développer des formations adaptées pour leur permettre d’optimiser leur potentiel.

La Pologne a aussi estimé que seul un accès équitable et juste des femmes Casques bleus aux opportunités de formation et de développement permettra d’atteindre les objectifs ambitieux définis dans la stratégie 2018-2028 pour la parité du personnel en uniforme.  C’est ce que se sont efforcés de faire le Maroc ou l’Estonie.

OPÉRATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX DES NATIONS UNIES

Investir dans la paix: améliorer la sécurité et la performance des Casques bleus de l’ONU

Déclaration du Président du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité rappelle ses résolutions antérieures et les déclarations de sa présidence sur les questions de maintien de la paix.

Le Conseil souligne l’importance du maintien de la paix comme l’un des outils les plus efficaces dont dispose l’Organisation des Nations Unies pour assurer la promotion et le maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Le Conseil réaffirme les principes fondamentaux du maintien de la paix, tels que le consentement des parties, l’impartialité et le non-recours à la force, sauf en cas de légitime défense ou pour la défense du mandat, considère que le mandat de chaque opération de maintien de la paix est adapté aux besoins et à la situation du pays concerné et réaffirme qu’il escompte l’exécution intégrale des mandats qu’il autorise.

Le Conseil accueille avec satisfaction les efforts déployés par le Secrétaire général, dans le cadre de son initiative intitulée « Action pour le maintien de la paix », pour engager tous les partenaires et toutes les parties prenantes à accroître l’efficacité du maintien de la paix des Nations Unies, et reconnaît la valeur ajoutée que la Déclaration d’engagements communs concernant les opérations de maintien de la paix apporte en matière de formation et de renforcement des capacités.

Le Conseil de sécurité se félicite de la décision prise par la Réunion ministérielle des Nations Unies sur le maintien de la paix, la Conférence des chefs d’état-major des Nations Unies et le Sommet des chefs de police des Nations Unies d’apporter un plus grand appui aux opérations de maintien de la paix, notamment dans le domaine de la formation et du renforcement des capacités, et souligne qu’il importe de donner suite aux engagements pris par un certain nombre d’États Membres lors de la Réunion ministérielle des Nations Unies sur le maintien de la paix tenue en 2019.

Le Conseil attend avec intérêt l’exposé annuel que le Secrétaire général devrait lui présenter en septembre 2019, en application de la résolution 2378 (2017).

Déclarations

  1. ANTÓNIO GUTERRES, Secrétaire général de l’ONU, a considéré que le thème retenu pour ce débat public reflète l’engagement vigoureux de l’Indonésie en faveur du maintien de la paix, aussi bien ici à New York que sur le terrain, engagement qui s’est traduit par le déploiement de plus de 3 000 personnels en uniforme dans le cadre des opérations de l’ONU et par le « sacrifice ultime » de 37 Casques bleus.  L’amélioration de la formation et de l’entraînement des troupes est un engagement majeur de l’initiative Action pour le maintien de la paix, a rappelé le Chef de l’Organisation.  En effet, la formation « sauve des vies », à un moment où les soldats de la paix sont déployés dans des environnements de plus en plus complexes et hostiles.  En 1995, a-t-il relevé, une collaboration entre le Secrétariat et les États Membres a pris forme, l’Assemblée générale ayant confirmé les responsabilités qui leur incombent dans la formation préalable au déploiement des personnels en uniforme, et le Secrétariat ayant été chargé de prêter assistance dans l’élaboration de normes et de mettre à disposition des outils de formation.  « Aujourd’hui, a poursuivi le haut fonctionnaire, j’aimerais vous informer des progrès accomplis pour remplir notre engagement en faveur de l’entraînement et du renforcement des capacités. »

En matière de sûreté et de sécurité, le plan d’action visant à améliorer la sécurité du personnel de maintien de la paix de l’ONU continue d’être mis en œuvre.  Il est assorti de la mise en place d’un plan de formation complet.  Dans les cinq missions de l’ONU à haut risque –Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD), Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA)– le Secrétariat a effectué des visites d’appui à la formation et à l’évaluation.  Nous organisons également des exercices d’évacuation de victimes, des tests de résistance et des exercices de gestion de crise dans le cadre de ces cinq missions, dans lesquelles le renforcement de la formation médicale est un autre élément clef, a précisé le Secrétaire général.  En outre, pour aider à répondre à la menace d’engins explosifs improvisés et à d’autres dangers, l’ONU collabore avec les pays fournisseurs de contingents et de forces de police pour veiller à ce que les unités rejoignant les missions soient passées par la phase de préparation opérationnelle avant déploiement, conformément aux normes de l’ONU.

Un accent particulier est mis sur la formation pour veiller à ce que les soldats de la paix de l’ONU bénéficient du soutien nécessaire sur le terrain.  « Nous sommes particulièrement désireux de développer le recours à des équipes de formation mobiles et encourageons les États Membres à déployer de telles équipes pour fournir un soutien ciblé et flexible à nos missions », a exhorté le Secrétaire général.  Un cadre de normes de performance reposant sur des évaluations continues des unités militaires a été lancé, y compris pour le commandement et le contrôle, la protection des civils, la conduite et la discipline. Et le Secrétariat a renforcé la formation des responsables du maintien de la paix pour les civils, les militaires et la police. « Nous œuvrons également à la hausse du nombre de femmes au sein de nos opérations de maintien de la paix.  Une pépinière de talents destinés aux officiers supérieurs féminins est en cours de développement, et nous cherchons des moyens de rendre les environnements plus propices au déploiement de femmes. » Pour renforcer ces efforts, le soutien continu des États Membres sera essentiel, par le biais de programmes de formation, d’équipes de formation mobiles, de la traduction du matériel de formation dans les six langues officielles de l’ONU et de financements, a plaidé le haut fonctionnaire.

  1. Guterres s’est dit encouragé par le fait que le nombre d’allégations d’exploitation et d’atteintes sexuelles perpétrées dans le cadre du maintien de la paix semble en baisse.  « Mais nous sommes également conscients que nous devons faire preuve de vigilance dans nos efforts de prévention et établir les responsabilités à chaque fois que la politique de tolérance zéro a été violée.

Nous devons continuer à le faire en partenariat étroit avec les États Membres.  Les questions de conduite et de discipline constituent un élément essentiel des préparatifs préalables au déploiement et des missions, qui sont obligatoires pour tout le personnel de maintien de la paix civil, militaire et policier. »

Le Secrétaire général s’est ensuite dit ravi que l’engagement collectif à mieux former et mieux équiper les soldats de la paix ait débouché sur un certain nombre de partenariats triangulaires efficaces entre le Secrétariat, les États Membres dotés de compétences et de ressources et les États Membres contributeurs de troupes.  « Nous avons facilité et dispensé une formation à 330 ingénieurs en uniforme et à 2 700 membres du personnel des transmissions en uniforme.  De nombreux stagiaires, dont 23 femmes, ont été déployés dans des missions, notamment la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), que nous appuyons.  À la suite du succès de la formation en ingénierie au Kenya, nous lançons cette année un cours d’assistant médical sur le terrain en Ouganda et allons organiser une formation en ingénierie au Viet Nam et en Indonésie en 2020.

Des progrès notables ont été accomplis, mais il reste encore beaucoup à faire, a estimé M. Guterres.  Des lacunes dans la formation subsistent dans des domaines critiques tels que le maniement des armes, les premiers secours, les droits de l’homme et la protection.  Pour garantir la viabilité à long terme des partenariats et des initiatives triangulaires et autres, M. Guterres a instamment demandé aux États Membres d’envisager un financement accru, des contributions en nature sous forme d’équipement et un recours à des formateurs.  Il a également souligné à quel point il est important de recevoir davantage de candidatures de femmes pour participer à la formation.  Il s’est dit reconnaissant aux États Membres qui ont parrainé l’objectif de garantir la parité dans les cours dispensés aux officiers et demande à davantage d’États Membres de le faire.

Le général de corps d’armée ELIAS RODRIGUES MARTINS FILHO, Commandant de la Force de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), a indiqué que cette Mission est une des plus complexes de l’architecture de maintien de la paix et que malgré la modification de son mandat, elle a su innover pour préserver son efficacité.  Le personnel doit pouvoir appréhender l’environnement et les enjeux et s’adapter aux besoins, a-t-il indiqué, avant de passer en revue les principaux axes de la Mission, insistant notamment sur la protection des civils.  Il a aussi expliqué que depuis l’année dernière, la préparation des opérations intègre le point de vue de tout le personnel déployé, mais qu’il convient d’améliorer encore la communication avec les populations et les partenaires internationaux pour partager les réalisations de la Mission.  Peu savent que ces trois dernières années, plus de 6 000 enfants ont pu être libérés du joug des groupes armés, et que 114 autres l’ont été plus récemment au Nord-Kivu grâce au travail de la Mission.

S’agissant de la neutralisation des groupes armés, a enchaîné le Commandant, en 2019, plus de 5 000 combattants ont rendu ou tenté de rendre les armes; cependant les composantes désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) n’étant pas fortement ancrées, le processus n’a pu être achevé.  Le général de corps d’armée Filho a aussi parlé de la situation au Kasaï central où l’eau est au cœur des tensions entre plusieurs communautés.  La MONUSCO a donc lancé en début d’année un projet à effet rapide pour trouver de l’eau, qui a permis de réduire ces tensions.  Par ailleurs, la Force a pu déjouer une attaque sur un autre village et y mettre en œuvre un autre projet à effet rapide.

Sur la question de la formation, le Commandant de la Force de la MONUSCO a reconnu qu’il s’agit d’un processus continu qui doit tenir compte de l’environnement de déploiement, d’où l’importance, selon lui, de mettre l’accent sur la formation au sein même de la Mission.  Il a salué la décision de déployer une équipe d’experts dans la jungle en territoire Beni, notant que cet environnement exige une expertise particulière.  Il a aussi fait savoir que la performance des contingents fait l’objet d’une évaluation régulière et que les contingents rencontrant des problèmes majeurs ont été dument notifiés.  Des exercices de simulation sont régulièrement organisés au Siège ainsi que sur le terrain, de même que l’analyse des mécanismes de sécurité à l’intention des experts.  Les dispositifs de commandement ont été renforcés grâce à des visites régulières sur le terrain, le mécanisme de notification a été amélioré et des mesures d’évaluation des risques aériens ont été mises en œuvre.  Il en va de même pour ce qui est de la participation des femmes, a assuré le général de corps d’armée Filho.

  1. BJÖRN HOLMBERG, Directeur de Challenges Forum International Secretariat, a expliqué que Challenges Forum est un partenariat de 49 départements et organisations civils, de police et militaires du monde entier, et que sept des 15 membres du Conseil en font également partie.  Depuis plus de 20 ans, le Forum s’est efforcé de « construire des ponts, générer des idées novatrices et promouvoir des résultats pour des opérations de paix plus efficaces ».

À cet égard, M. Holmberg a formulé quatre recommandations à l’intention du Secrétariat de l’ONU, en coopération avec les États Membres et les missions:  développer, à des fins de formation, des archives électroniques interactives des scénarios complexes auxquels les soldats de la paix ont été confrontés sur le terrain; identifier des exemples et des études de cas où les performances des soldats de la paix ont été exceptionnelles; utiliser l’Initiative Elsie pour la participation des femmes aux opérations de paix; communiquer clairement sur les lacunes et les besoins en matière de formation, y compris avec des enquêtes en ligne.

S’agissant du leadership en matière de maintien de la paix, Challenges Forum propose de mettre l’accent sur l’apprentissage en équipe, tout en appliquant des instruments de gestion et des approches modernes.  Dans cet esprit, le système d’examen d’ensemble des résultats du Département des opérations de maintien de la paix est un pas dans la bonne direction.  Ensuite, a recommandé M. Holmberg, il faut une formation fondée sur des mises en situation pour renforcer la cohésion des équipes dirigeantes intermédiaires et supérieures.  Enfin, il serait bon de renforcer l’initiative visant à fournir « des mentors » aux femmes et aux hommes qui sont à la tête des missions.

Du 9 au 11 juin prochain, le Gouvernement du Canada accueillera le Forum annuel du groupe, qui poursuivra sa réflexion sur la primauté du politique, la consolidation de la paix dans les opérations de paix et les transitions efficaces, le but étant de traduire concrètement les engagements de l’Action pour le maintien de la paix sur le terrain.