Moyen-Orient et Afrique du Nord : l’UNICEF a vacciné plus de 34 millions d’enfants depuis début 2019

Photo : UNICEF

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a annoncé jeudi avoir vacciné plus de 34 millions d’enfants dans des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord depuis le 1er janvier 2019. Ces vaccinations ont été réalisées en collaboration avec des gouvernements, des ONG partenaires et d’autres agences onusiennes dans des pays touchés par le conflit et les pays accueillant des réfugiés, notamment en Iraq, en Jordanie, en Libye, en Syrie, au Soudan et au Yémen. Les vaccins protègent les enfants contre les maladies et la mort et sont essentiels à un début sain dans la vie d’un enfant. Cependant, les enfants ayant besoin de vaccination, en particulier dans les zones de conflit, ont beaucoup moins de chances d’y avoir accès. L’UNICEF appelle à des mesures immédiates pour que chaque enfant soit vacciné.

Dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, un enfant sur cinq vit dans un conflit ou dans des pays touchés par un conflit. Les enfants n’ayant que peu ou pas d’accès à la vaccination courent un risque beaucoup plus élevé de contracter des maladies graves et même de mourir. Lorsque les enfants manquent de vaccins, le risque de propagation des maladies augmente pour tout le monde. Conséquence directe des conflits, des maladies qui ont longtemps disparu de la région ont fait un retour menaçant, comme la poliomyélite.

En cas d’épidémie, chaque enfant a besoin de vaccination et des campagnes de réponse immédiate sont essentielles pour contrôler la propagation.

« Chaque enfant a droit à la santé. Il est impératif de fournir aux enfants des soins de bonne qualité pour qu’ils grandissent en bonne santé. L’accès aux soins de santé est un droit fondamental, ce n’est certainement pas un privilège », a déclaré Geert Cappelaere, le Directeur régional de l’UNICEF pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Cinq mesures immédiates pour la vaccination dans la région

L’UNICEF demande qu’un certain nombre de mesures immédiates soient prises pour que chaque enfant reçoive des vaccins vitaux au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Toutes les parties aux conflits dans la région et les personnes qui ont une influence sur elles doivent continuer à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faciliter la distribution des vaccins et faire en sorte que la vaccination par le biais de systèmes et de campagnes régulières soit une priorité nationale dans tous les pays.

Dans les situations de guerre, les parties au conflit doivent fournir un accès humanitaire inconditionnel et durable pour que chaque enfant soit vacciné où qu’il soit et quel que soit la partie qui contrôle la région où il habite.

Des pauses humanitaires, la cessation des hostilités et des « jours de tranquillité » devraient être appliqués pour permettre les campagnes de vaccination.

Toutes les attaques contre le personnel de santé, y compris les agents de santé, les ceux qui dispents les vaccins, et les installations telles que les entrepôts, les chambres froides, les points de vaccination et les centres de soins de santé primaires doivent cesser.

La chaîne du froid doit être protégée à tout moment. Les vaccins doivent être stockés à une certaine température. Toute détérioration de la chaîne du froid réduira l’activité du vaccin et les enfants vaccinés ne seront pas protégés contre les maladies évitables par la vaccination.