A New York, les Etats membres promettent un soutien accru au maintien de la paix des Nations Unies

Photo : ONU

A l’occasion d’une réunion ministérielle vendredi à New York, un grand nombre d’Etats membres de l’ONU ont promis un soutien accru aux opérations de paix des Nations Unies qui sont confrontées à des conflits plus complexes et plus dangereux. « Au fil des décennies, nos opérations de maintien de la paix ont aidé des pays, du Libéria et de la Sierra Leone, en passant par le Timor-Leste et le Cambodge, à passer d’un conflit à la paix. Elles protègent des centaines de milliers de civils, appuient des solutions politiques aux conflits et aident à préserver les cessez-le-feu. Mais à mesure que les conflits deviennent plus complexes et à haut risque, nos opérations doivent suivre le rythme », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à l’ouverture de cette réunion qu’il présidait.للنسخة العربية، يرجى النظر اسفل الصفحة

Une centaine de délégations, dont plus de 60 au niveau ministériel, ont participé à cette réunion pour réaffirmer leur engagement en faveur du maintien de la paix des Nations Unies et annoncer des contributions. Le chef de l’ONU a fait observer une minute de silence en début de réunion en hommage au 27 Casques bleus tués par des actes violents en 2018.

« Rendre nos missions plus fortes et plus sûres est l’un des éléments clés de mon initiative Action pour le maintien de la paix, ainsi que recentrer le maintien de la paix sur des attentes plus réalistes et mobiliser un soutien accru pour des solutions politiques », a dit M. Guterres.

Le Secrétaire général a indiqué que cette initiative montre déjà des résultats. « L’année dernière, le nombre de soldats de la paix tués a considérablement diminué. Nos missions sont plus agiles et plus proactives, comme nous l’avons vu récemment en République démocratique du Congo et en République centrafricaine », a-t-il souligné.

« Mais nous manquons encore de capacités critiques », a noté le chef de l’ONU. Il a cité le cas du Mali, où il y a un besoin urgent de véhicules blindés de transport de troupes, et celui de la République centrafricaine, où il y a besoin d’hélicoptères pouvant opérer 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour des évacuations sanitaires dans des zones isolées.

« Ailleurs, nous avons besoin d’hélicoptères armés ; d’unités de renseignement, de surveillance et de reconnaissance ; de forces de réaction rapide et d’équipes d’évacuation médicale aérienne », a ajouté M. Guterres.

Il a appelé les Etats membres à fournir ces capacités indispensables au maintien de la paix et leur a promis de les utiliser de manière judicieuse.

Augmenter le nombre de femmes Casques bleues

Au-delà d’un meilleur équipement et d’une disponibilité accrue, il a jugé nécessaire d’accroître les contacts avec les populations locales, grâce, notamment, aux femmes Casques bleues.

Il s’est félicité des efforts réalisés dans ce sens, mais a estimé qu’il fallait faire plus, jugeant « inacceptable qu’en 2019, seulement 4% de nos soldats de la paix soient des femmes ». Il a indiqué qu’une stratégie visant à augmenter le nombre de femmes en uniforme au sein du maintien de la paix serait présentée le mois prochain au Conseil de sécurité.

Le chef de l’ONU a aussi rappelé la priorité qu’il s’est donné de mettre fin à l’exploitation et aux abus sexuels par des Casques bleus. « Malgré le travail accompli par les Nations Unies en partenariat avec les États Membres, des cas d’exploitation et abus sexuels continuent de causer des torts irréparables aux personnes que nous sommes censés protéger », a-t-il noté.

Mais, selon lui, des chiffres récents indiquent que les mesures prises commencent à porter leurs fruits, même s’il reste encore beaucoup à faire. « L’ère du silence et des tabous est révolue et doit faire place à une ère de transparence et de responsabilité », a-t-il déclaré.

Au début de la réunion ministérielle, le chef de l’ONU a remis à une femme Casque bleue brésilienne, Marcia Andrade Braga, déployée en République centrafricaine, le Prix du défenseur de l’égalité des sexes de l’ONU.

Angelina Jolie, cofondatrice de l’Initiative pour la prévention de la violence sexuelle dans les conflits (PSVI) et Envoyée spéciale du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), devait également prononcer un discours vendredi après-midi.

الأمم المتحدة تدعو إلى زيادة الدعم لبعثات حفظ السلام

في قاعة الجمعية العامة للأمم المتحدة عقد اجتماع وزاري حول بعثات الأمم المتحدة لحفظ السلام، شارك فيه مسؤولون من أكثر من 110 دولة لتأكيد الالتزام بدعم هذه البعثات التي تحمي المدنيين في مختلف أنحاء العالم. يبلغ عدد أفراد الأمم المتحدة لحفظ السلام أكثر من 100 ألف يعملون في 14 بعثة بمختلف أنحاء العالم. وتمثل الميزانية السنوية لعمليات الأمم المتحدة لحفظ السلام أقل من 0.5% من الإنفاق العسكري الدولي.

تحمي تلك البعثات مئات آلاف المدنيين وتدعم الحلول السياسية للصراع وتساعد في الحفاظ على وقف إطلاق النار. وعبر عشرات السنين ساعدت بعثات حفظ السلام دولا مثل ليبيريا وسيراليون وتيمور الشرقية وكمبوديا في الانتقال من الصراع إلى السلام.  في مستهل الاجتماع الوزاري دعا الأمين العام أنطونيو غوتيريش إلى الوقوف دقيقة صمت حدادا على مصرع 27 فردا من حفظة السلام الأممين الذين قتلوا في أعمال عنف خلال عام 2018 أثناء خدمة المدنيين والسلام.

وتحدث غوتيريش عن مبادرته التي تحمل اسم “العمل من أجل حفظ السلام”، وقال إن أحد عناصرها الرئيسية هو جعل البعثات أقوى وأكثر أمانا إلى جانب إعادة التركيز على توقعات أكثر واقعية وحشد مزيد من الدعم للحلول السياسية. وشكر غوتيريش أكثر من 150 حكومة وقعت ما يعرف بـ “بيان التعهدات المشتركة” الذي أكدت فيه على ضرورة تقديم مزيد من الدعم لبعثات حفظ السلام.

“ما زلنا نفتقر إلى بعض الإمكانيات المهمة، وكما يوضح إعلان التعهدات المشتركة يتعين سد هذه الفجوات. في مالي هناك حاجة عاجلة لحاملات الأفراد المدرعة التي تحسـّن بشكل كبير فرص النجاة من الهجمات. أكثر من 119 فردا من قوات حفظ السلام قتلوا، وأصيب 397 في مالي منذ إنشاء بعثة حفظ السلام (مينوسما) عام 2013. وفي جمهورية أفريقيا الوسطى وغيرها الكثير من البعثات الأخرى، نحتاج إلى طائرات مروحية يمكن أن تعمل 24 ساعة طيلة أيام الأسبوع لإجلاء الجرحى والمرضى من المناطق النائية.”

وحث غوتيريش المشاركين في الاجتماع على النظر في المساهمة في توفير هذه القدرات المهمة. وبعيدا عن المعدات وتدريب القوات، شدد أمين عام الأمم المتحدة على ضرورة زيادة الانخراط مع المجتمعات المحلية وأهمية دور حافظات السلام والموظفات المدنيات في البعثات الدولية لتحسين تلك الجهود. “قمنا بزيادة عدد النساء الموظفات والمراقبات بمقدار الضعف تقريبا، منذ مؤتمر فانكوفر (بشأن عمليات حفظ السلام عام 2017)… ولكن يتعين فعل المزيد، فمن غير المقبول في عام 2019 أن تمثل النساء 4% فقط من حفظة السلام العسكريين. سنقدم استراتيجية إلى مجلس الأمن الشهر المقبل لزيادة عدد النساء، وأحثكم على دعمها.”