Libye : l’ONU annonce la finalisation d’un projet d’accord de paix

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Bernardino Leon, a annoncé mardi la finalisation d’un projet d’accord de paix dans le cadre du dialogue inter-libyen entamé en janvier 2015 sous l’égide de l’ONU, tout en soulignant qu’il appartient désormais aux parties de signer un accord final.

« Nous sommes parvenu à un texte qui est désormais le document final », a déclaré mardi soir le Représentant spécial dans une conférence de presse à Skhirat, au Maroc, qui était le cadre du dialogue. « Notre rôle dans le processus est désormais terminé. Il appartient maintenant aux parties, aux participants au dialogue, de réagir par rapport à ce texte », a-t-il ajouté.

Bien que certaines parties puissent être en désaccord avec des dispositions contenues dans ce projet d’accord, « elles se doivent de placer l’intérêt de leur pays au-dessus de toute autre considération », a poursuivi M. Leon.

« Elles doivent penser à tout le bien que ce processus pourra apporter à leur pays et ne pas se focaliser sur ce qu’elles auraient aimé voir figurer dans le texte », a-t-il insisté. « Ce qui doit leur importer aujourd’hui est de mettre la Libye sur la voie de la paix, du développement et de la prospérité ».

Abordant la situation de la sécurité à Benghazi, M. Leon a appelé tous les Libyens à se montrer responsables et à éviter toute action qui pourrait entraver et compromettre plus avant les chances de succès du processus.

L’envoyé de l’ONU a émis le souhait que toutes les parties à cet accord de paix entament des discussions sur la composition du nouveau gouvernement d’unité nationale immédiatement après la fête musulmane de l’Aïd al-Fitr, ce mercredi.

Leon a ajouté que, si tout se déroule comme prévu, la séance de clôture du dialogue pourrait avoir lieu à New York, pendant la semaine de la 70ème Assemblée générale de l’ONU.

Les participants, a-t-il indiqué, ont fait part de leur volonté de signer l’accord de paix final en Libye dans les prochaines semaines, idéalement avant la date limite du 20 octobre fixée par l’ONU.

« Aujourd’hui, il existe une vrai possibilité de voir le chaos en Lybie prendre fin, et nous savons clairement qui sera représenté au gouvernement », a-t-il dit.