Fin du débat général: la Présidente de l’Assemblée générale se félicite de la « quasi-unanimité » des États Membres autour du multilatéralisme

Photo : ONU

Plus d’une centaine de chefs d’État et de gouvernement, à l’exception notable du Président américain, ont défendu haut et fort le multilatéralisme, au cours du débat général de l’Assemblée générale qui se tenait cette année sur le thème « Faire de l’ONU une organisation pour tous: une force mondiale fondée sur des responsabilités partagées, au service de sociétés pacifiques, équitables et durables* ».  Dans son bilan en sept points de cette dernière semaine, la Présidente de l’Assemblée, Mme María Fernanda Espinosa-Garcés, de l’Équateur, s’est félicitée de ce que les dirigeants du monde se soient accordés à « la quasi-unanimité » pour dire que le multilatéralisme est l’unique réponse aux problèmes de l’humanité. Version arabe, défiler vers le bas

Au premier jour du débat général, le 25 septembre, le Président Donald Trump avait déclaré: l’Amérique choisira toujours l’indépendance plutôt que la gouvernance internationale.  Le Chef d’État avait invité chaque pays à « défendre ses propres traditions et ses propres cultures ».  Nous ne voulons pas vous imposer notre manière de vivre, mais respectez notre souveraineté, avait-t-il lancé, avant la mise au point du Président français.

L’unilatéralisme, avait plaidé M. Emmanuel Macron, nous conduit directement au repli et au conflit, à la confrontation généralisée de tous contre tous, et nuit à chacun et même, à terme, à « celui qui se croit le plus fort ».  La loi du plus fort ne protège aucun peuple contre quelque menace que ce soit, a insisté le Président, « quand bien même elle s’habillerait d’une forme de légitimité là où elle a perdu toute forme de légalité ».

Ensemble, en tant que gardiens du bien commun, avait renchéri le Secrétaire général de l’ONU, nous avons le devoir de promouvoir et de soutenir un système multilatéral réformé, redynamisé et renforcé et renouveler notre attachement à un ordre fondé sur des règles, qui place l’Organisation des Nations Unies en « son centre et s’appuie » sur les institutions et les traités qui donnent vie à la Charte.  M. António Guterres avait en effet relevé un « déficit de confiance » à l’égard des institutions nationales mais aussi entre États ou dans l’ordre mondial fondé sur des règles.

Aujourd’hui, la Présidente de l’Assemblée générale s’est réjouie de ce que les dirigeants du monde aient profité du débat général pour insister sur le fait que « face à des défis communs, il faut des réponses communes » qu’il s’agisse des conflits, du terrorisme, de la prolifération nucléaire, des changements climatiques, de la pauvreté, des migrations ou encore de l’impact des nouvelles technologies.

Nous sommes mis au défi de traduire toutes les idées et les engagements pris en actions concrètes, marquées par une plus grande efficacité et un plus grand impact dans la vie des gens, surtout dans la vie de ceux qui ont le plus besoin de cette Organisation », a ajouté la Présidente de l’Assemblée.

Les dirigeants du monde n’ont pas oublié de célébrer le soixante-dixième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme et, à ce titre, l’observateur du Saint-Siège a rappelé que la reconnaissance de la dignité intrinsèque de tout être humain est le socle sur lequel les piliers des Nations Unies sont vissés.  Le monde doit revenir à une vision globalisante de la personne humaine, de la dignité humaine et des droits de l’homme parce que toute vision réductrice conduit inévitablement à la déshumanisation et à l’exclusion.  Il est aussi revenu sur les « notions discutables » des droits de l’homme contraires à la culture de nombreux pays et faisant courir le risque que les formes modernes de la colonisation idéologique ne gagnent en force au détriment des plus pauvres et des plus vulnérables.

Le débat général a été ponctué par quelque 400 manifestations parallèles dont les Réunions de haut niveau sur l’élimination des armes nucléaires, sur la lutte contre la tuberculose et sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles lesquelles ont abouti à l’adoption de Déclarations politiques et ministérielles.

Les rideaux étant tombés sur le débat général, les six grandes commissions entrent en scène dès demain, mardi 2 octobre.  L’Assemblée sonnera la fin de cette première partie de session, le 17 décembre 2018.  En attendant, elle reprendra demain à partir de 10 heures, sa Réunion de haut niveau intitulée « Sommet de la paix Nelson Mandela ».

المداولات العامة للدورة الثالثة والسبعين تختتم أعمالها

شارك 77 رئيس دولة و44 رئيس حكومة بالإضافة إلى مسؤولين آخرين في المداولات العامة للدورة الثالثة والسبعين للجمعية العامة، التي عقدت على هامشها نحو 400 فعالية.

وبعد اختتام المداولات العامة عقدت ماريا فرناندا إسبينوزا رئيسة الجمعية العامة مؤتمرا صحفيا سلطت فيه الضوء على عدد من الفعاليات منها قمة نيلسون مانديلا للسلام، واعتماد إعلانين مهمين لتحسين صحة الملايين. الأول حول القضاء على السل، وهو مرض يمكن علاجه يتسبب في وفاة 1.6 مليون شخص سنويا، والآخر حول الأمراض غير السارية مثل السرطان والسكري، والتي تتسبب في 70% من الوفيات.

وتطرقت إسبينوزا إلى فعالية « الطريق إلى مراكش » حول مؤتمر الهجرة الدولية المقرر في المغرب في ديسمبر لاعتماد الاتفاق الدولي للهجرة الآمنة والمنظمة والمنتظمة.

وقالت إسبينوزا إن الهجرة واللجوء من أهم أولوياتها خلال العام الذي تتولى فيه رئاسة الجمعية العامة.

وأعربت عن سعادتها للقاء الشباب في فعالية إطلاق استراتيجية الأمم المتحدة « شباب 2030 ».

وعن الأرقام المرتبطة بالاجتماعات، قالت إسبينوزا إن أطول خطاب في المداولات العامة للدورة الثالثة والسبعين كان خطاب رئيس فنزويلا نيكولاس مادورو موروس إذ استغرق 48 دقيقة، أما أقصر كلمة فألقتها داليا غريبوسكايتي رئيسة ليثوانيا في خمس دقائق.

وتعقد الدورة الحالية تحت شعار « جعل الأمم المتحدة ذات صلة بجميع البشر: القيادة العالمية وتقاسم المسؤوليات لإقامة مجتمعات سلمية ومنصفة ومستدامة ».