Le chef de l’ONU appelle les Etats membres à faire plus pour lutter contre la corruption

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Lors d’un débat à l’Assemblée générale des Nations Unies sur la lutte contre la corruption, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a encouragé mercredi les Etats membres à faire plus pour lutter contre le fléau. Le chef de l’ONU a estimé que ce débat destiné à marquer le 15e anniversaire de l’adoption de la Convention des Nations Unies contre la corruption, tombait à point nommé pour réfléchir à la façon de mettre en œuvre l’objectif de développement durable 16 (Paix, justice et institutions efficaces), dont le but est de lutter contre la corruption, de renforcer les activités de restitution des biens volés et de promouvoir des institutions ouvertes et transparentes. Version arabe, défilez vers le bas.

« La corruption affecte aussi bien les pays développés que ceux en développement, et la complicité ne connait pas de frontières », a déclaré M. Guterres, soulignant que ceux qui peuvent le moins se permettre de voir fleurir la corruption chez eux sont généralement ceux qui en souffrent le plus. « Elle freine le développement économique, fige l’esprit d’entreprise et décourage les investissements étrangers ».

Selon M. Guterres, une société ne peut fonctionner équitablement et efficacement quand ses fonctionnaires, qu’il s’agisse des médecins, des policiers, des juges ou des hommes politiques, s’enrichissent personnellement au lieu de s’acquitter de leur tâche avec intégrité.

« La corruption vole les ressources des écoles, des hôpitaux, des infrastructures et des services vitaux », a-t-il encore dénoncé. Mais la corruption favorise également l’apparition de la traite, du trafic illégal de migrants, des flux financiers illicites et du trafic illégal de ressources naturelles, d’armes, de drogue et de bien culturels.

Non seulement la corruption attise les conflits, mais elle fragilise également la paix obtenue durement obtenue. Elle pousse ses victimes à chercher de meilleures opportunités ailleurs, voire à se laisser séduire par des groupes terroristes et l’extrémisme violent.

« La solution est de déraciner et d’éradiquer la corruption à tous les niveaux et de restaurer la confiance lorsqu’elle a été perdue », a déclaré M. Guterres, estimant que l’ONU avait un rôle crucial à jouer pour y parvenir. Selon lui, l’Organisation peut appuyer les Etats Membres dans leur lutte contre la corruption de plusieurs façons, y compris en faisant la promotion des bonnes pratiques et en soutenant les commissions nationales de lutte contre la corruption, telles que la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala.

Dans ce cadre, le Secrétaire général a estimé que la Convention des Nations Unies contre la corruption avait permis de reconnaître le fait que la corruption n’était « ni acceptable, ni un mal nécessaire ». C’est un crime sérieux tout simplement inacceptable, a-t-il insisté.

Forte de ses 184 parties, la Convention est presque un instrument universel qui permet de lutter contre le blanchiment d’argent et les flux financiers illicites et rend possible le retour des actifs volés, a souligné M. Guterres. Toutefois, a-t-il mis en garde, nous n’arriverons pas à lutter durablement contre ce fléau sans l’implication du secteur privé, l’engagement de la société civile et la vigilance de la presse libre et indépendante.

Selon lui, les pays africains doivent aussi jouer un rôle moteur dans cette lutte, qui s’est d’ores et déjà incarnée dans des initiatives pour lutter contre le blanchiment d’argent au Nigéria et en Tunisie. « Les gouvernements doivent joindre le geste à la parole », a-t-il dit, appelant, en ce 15e anniversaire de la Convention, à instaurer une « culture de l’intégrité à l’échelle mondiale ».

الأمين العام يدعو إلى استئصال الفساد على جميع المستويات

يؤثر الفساد على البلدان المتقدمة والنامية على حد سواء، ولا يعرف التواطؤ حدودا. كما أنه يشل التنمية الاقتصادية ويخنق ريادة الأعمال ويردع الاستثمار. هذا بحسب أمين عام الأمم المتحدة أنطونيو غوتيريش، في كلمة ألقاها في حدث رفيع المستوى احتفالا بالذكرى السنوية الـ 15 لاعتماد اتفاقية الأمم المتحدة لمكافحة الفساد. وأضاف الأمين العام أن الاتفاقية تمثل اعترافا أساسيا بأن الفساد ليس تكلفة مقبولة لممارسة الأعمال التجارية أو شرا لا بد منه. بل جريمة خطيرة، وأمر غير مقبول.

« لا يمكن للمجتمع أن يعمل بشكل عادل وفعال عندما يثري المسؤولون العموميون – من الأطباء إلى الشرطة والقضاة والسياسيين – أنفسهم بدلا من أداء واجباتهم بنزاهة. الفساد يسلب الأموال من المدارس والمستشفيات والبنى التحتية والخدمات الحيوية الأخرى. وأصبح الاتجار بالبشر وتهريب المهاجرين والتدفقات المالية غير المشروعة والاتجار غير القانوني في الموارد الطبيعية والأسلحة والمخدرات والتراث الثقافي ممكنا بسبب الفساد. إنه يغذي الصراع، وبعد أن يتحقق السلام بشق الأنفس، يقوض الفساد الانتعاش. » ويدعو الهدف الـ 16 من أهـداف التنمية المستدامة إلى الحد من الفساد والرشوة، وتعزيز استعادة الأصول المسروقة وإعادتها وتطوير مؤسسات فعالة وشاملة وشفافة.

ودعا السيد غوتيريش في كلمته إلى استئصال الفساد على جميع المستويات واستعادة الثقة أينما ضاعت، مشددا على أهمية الدور الذي تلعبه الأمم المتحدة في هذا الشأن. إذ يمكن للمنظمة الأممية دعم الدول الأعضاء في مكافحة الفساد من خلال عدة طرق، مثل تبادل الممارسات الجيدة لدعم القدرات الوطنية على مكافحة الفساد. بينما دعا الأمين العام قادة العالم إلى اتخاذ موقف أخلاقي لترسيخ ثقافة النزاهة، أشار إلى أن ذلك لن يكون كافيا لتحقيق تأثير دائم بدون المشاركة الكاملة والدعم من جانب المجتمعات التجارية والمالية. « إننا بحاجة إلى المجتمع المدني والصحافة الحرة والشباب لمواصلة القيام بعملهم القيم في تسليط الضوء على الممارسات الفاسدة ومحاسبة الأفراد والشركات والحكومات. »

ومنذ اعتمادها لقت الاتفاقية قبولا شبه عالمي، مع دخول 184 دولة طرفا فيها. وأصبحت بمثابة إطار دولي للتعاون لتعزيز الوقاية وتخفيف مخاطر الفساد، بما يساعد على التصدي لغسيل الأموال، ووقف تدفق الأموال غير المشروع إلى الخارج، وعودة العائدات المسروقة من البنوك الأجنبية.