Sans l’UNRWA, la vie des réfugiés palestiniens et la stabilité du Moyen-Orient seraient compromises

Photo : FAO

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé jeudi la communauté internationale à soutenir financièrement les activités de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). « Nous sommes ici pour aider l’UNRWA à surmonter la pire crise financière de son histoire », a déclaré à Rome le Secrétaire général lors de la conférence de donateurs organisée par l’Egypte, la Jordanie et la Suède au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FA0). 

Les activités de l’agence onusienne sont mises en difficulté en raison d’une crise financière sans précédent. Le 17 janvier, les Etats-Unis ont annoncé une réduction importante de leur contribution au budget de l’UNRWA. Une baisse qui a un impact direct sur les services fournis par l’Office en faveur des réfugiés palestiniens. Cette année, l’agence est confrontée à un manque de financement estimé à 446 millions de dollars.

« Les réfugiés palestiniens ne peuvent pas vivre sans l’éducation, les services de santé, les services d’appui communautaire fournis par l’UNRWA », a déclaré M. Guterres lors d’un point de presse en marge de la conférence. « Les situations d’urgence à Gaza, en Syrie exigent que l’UNRWA continue d’être actif, en fournissant le type de secours absolument indispensable pour sauver des vies et assurer la dignité du peuple », a-t-il ajouté.

Créé en 1949, l’UNRWA fournit des services à cinq millions de réfugiés palestiniens dans les territoires palestiniens occupées (Cisjordanie et bande de Gaza) ainsi qu’en Jordanie, au Liban et en Syrie. Ces trois pays qui accueillent un nombre considérable touchés de réfugiés palestiniens ont absolument besoin du travail de l’Office pour soutenir leurs efforts de solidarité envers la communauté réfugiée qu’ils accueillent. « Aujourd’hui, la mission de l’UNRWA est aussi crucial qu’il y a 68 ans », a souligné le Secrétaire général.

« Si l’UNRWA n’existait pas, si ses services n’étaient pas fournis, la sécurité de la région serait gravement compromise », a par ailleurs rappelé M. Guterres. « Il est absolument essentiel que l’extraordinaire unanimité dans le soutien politique à l’UNRWA et à ses activités se traduise en liquidités, en l’aide financière nécessaire pour combler entièrement le fossé ».

Dans la capitale italienne, le Secrétaire général a dit espérer compter pleinement sur les Etats membres pour faire en sorte que les Nations Unies soient en mesure de combler entièrement le déficit budgétaire auquel est confronté l’UNRWA et de répondre pleinement aux besoins et aux droits des réfugiés palestiniens. M. Guterres a annoncé que l’octroi par le Fond d’intervention d’urgence de l’ONU d’un don et d’un prêt combinés d’un montant de 30 millions de dollars. « Un premier pas très important a été franchi aujourd’hui, mais il nous reste encore beaucoup à faire et nous devons continuer à travailler », a-t-il toutefois souligné.

Pour le chef de l’ONU, l’UNRWA est une organisation « très efficace, très rentable et qui fournit des services de haute qualité ».  A ce titre, l’agence doit obtenir le soutien financier nécessaire pour apporter aux réfugiés palestiniens ce dont ils « ont besoin, méritent et ont le droit de recevoir ».

A Rome, de nouvelles contributions de l’ordre de 100 millions de dollars ont été annoncées pour financer l’UNRWA.