L’ONU plaide pour des partenariats à tous les niveaux pour gérer les migrations

Photo : UNICEF

Des partenariats aux niveaux local, national, régional et international sont cruciaux pour trouver des moyens inclusifs et innovants de gérer efficacement les migrations mondiales, a déclaré lundi à New York le chef de l’agence des Nations Unies pour les migrations. « Les partenariats doivent inclure toutes les parties prenantes : les gouvernements, les organisations internationales et la société civile », a déclaré William Lacy Swing, Directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), lors du Dialogue international sur les migrations au siège des Nations Unies. « Les partenariats ne consistent pas seulement à travailler ensemble, mais à travailler ensemble pour trouver de nouveaux moyens créatifs de s’occuper des migrations », a-t-il ajouté.

Les partenariats et la coopération sont les pierres angulaires du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et sont essentiels à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD).

La Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Henrietta Holsman Fore, a évoqué de son côté les défis auxquels le monde est aujourd’hui confronté pour aider les gens à « se déplacer en toute sécurité et par choix, pour les aider à saisir les opportunités, en particulier les enfants et les jeunes ».

« Aucun Etat, ni aucune organisation, ne peut gérer seul les migrations », a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité pour chacun de prêter « ses ressources, son énergie et ses idées ».

Pour sa part, le Directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT), Guy Ryder, a appelé à un recrutement équitable, au développement des compétences, à la protection sociale, au travail décent et au respect des droits du travail.

« Les migrations sont liées au travail », a-t-il déclaré, soulignant le mandat de son bureau « de protéger ceux qui travaillent dans des pays qui ne sont pas le leur ».

De son côté, la Représentante spéciale pour les migrations internationales, Louise Arbour, a estimé que dans la perspective de la Conférence internationale des Nations Unies sur les migrations qui aura lieu au Maroc plus tard cette année, « l’attention collective devrait rester résolument tournée vers les réalités quotidiennes des migrants et de leurs communautés d’origine et de destination ».

Mme Arbour pense que pour avoir des migrations sûres et ordonnées, il faut adopter des politiques fondées sur une solide appréciation de l’interaction complexe des facteurs démographiques et économiques.

Selon elle, c’est une tâche difficile. « Les bureaucrates peuvent avoir des arguments rationnels. Les démagogues peuvent utiliser des arguments séduisants. Seuls les grands dirigeants politiques peuvent faire les deux », a-t-elle dit.