La Charte des Nations Unies a résisté à l’épreuve du temps, déclare le chef de l’ONU

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Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et son prédécesseur, Ban Ki-moon, ont lancé mercredi un vif plaidoyer en faveur de la Charte des Nations Unies, adoptée en 1945, soulignant qu’elle avait résisté à l’épreuve du temps et restait le fondement des relations internationales. « La Charte des Nations Unies a résisté à l’épreuve du temps. Rédigée à la suite de l’effondrement total de l’ordre international, elle a contribué à resouder le monde. Élaborée au moment où l’ampleur de l’Holocauste était en train d’émerger, elle est un des remparts contre les crimes internationaux aujourd’hui », a déclaré M. Guterres dans un discours lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée aux ‘Objectifs et principes de la Charte des Nations Unies dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales’. Version arabe en bas de la page.

Selon le Secrétaire général, « les fondateurs de notre Organisation ont compris que se relever de la Seconde Guerre mondiale n’était pas seulement une question de prévention des crimes. Ils ont placé les gens au cœur de la Charte et ont proclamé que le véritable fondement de la paix devait être trouvé dans la promotion du respect des droits de l’homme, du progrès social, de meilleures conditions de vie et d’une plus grande liberté pour tous ».

« Aujourd’hui, les Principes de la Charte – le non-recours à la force, le règlement pacifique des différends, la non-intervention, la coopération, l’autodétermination et l’égalité souveraine des États membres – demeurent le fondement des relations internationales », a affirmé M. Guterres. « Les valeurs qu’elle proclame – égalité des droits, non-discrimination, tolérance et bon voisinage – demeurent des balises pour l’harmonie mondiale ».

Le Secrétaire général a toutefois noté que les défis auxquels nous sommes confrontés ont évolué, les facteurs de conflit sont devenus plus complexes, de nouvelles menaces sont apparues et les conséquences de l’instabilité se font maintenant sentir bien au-delà de leur origine.

« Relever le défi des migrations, ainsi que celui des menaces du changement climatique et de l’inégalité, mettra à l’épreuve la Charte et notre capacité à assurer un monde meilleur pour tous », a-t-il estimé. « Alors que les Principes de la Charte sont aussi pertinents que jamais, nous devons continuer à mettre à jour ses outils, nous devons utiliser ces outils avec plus de détermination ».

Selon le chef de l’ONU, « les réformes dans lesquelles nous sommes tous engagés, qu’elles couvrent la paix et la sécurité, le développement et la gestion, visent à nous rendre plus efficaces dans l’accomplissement de la vision de la Charte ».

« Le Secrétariat est prêt à aider les États membres à adopter complètement l’esprit de la Charte et à l’utiliser pleinement dans tous les domaines de notre travail », a-t-il conclu.

Le monde confronté à de nouveaux défis

Son prédécesseur, Ban Ki-moon, qui a également participé à cette réunion du Conseil de sécurité, a aussi rappelé que « le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui est complètement différent de ce qu’il était il y a sept décennies, lorsque les Nations Unies ont été fondées », notant de nouveaux défis, tels que le changement climatique, des dizaines de millions de réfugiés, l’extrémisme violent, le terrorisme et la prolifération nucléaire.

Dans ce monde d’aujourd’hui, « certains s’interrogent sur le rôle et l’efficacité de l’ONU », a-t-il souligné.

Selon lui, ces personnes critiques doivent toutefois « convenir que sans les Nations Unies, la communauté internationale n’aurait jamais pu empêcher une autre guerre mondiale au cours des 70 dernières années ».

« En outre, sans l’ONU, la communauté internationale n’aurait pas été en mesure de réaliser des progrès significatifs en matière d’éradication de la pauvreté extrême, de promotion de la santé publique et d’élargissement de l’accès à l’éducation. Qui d’autre aurait pu donner une légitimité aux actions du Conseil de sécurité pour résoudre les conflits aujourd’hui ? », a-t-il plaidé

Selon Ban Ki-moon, « les responsabilités principales dévolues au Conseil de sécurité pour maintenir la paix et la sécurité internationales sont donc plus que jamais nécessaires ».

غوتيريش: ميثاق الأمم المتحدة صمد أمام اختبار الزمان ولكن ينبغي استمرار تحديث أدواته

مبادئ ميثاق الأمم المتحدة، المتمثلة في عدم استخدام القوة وتسوية النزاعات بالوسائل السلمية وعدم التدخل والتعاون وتقرير المصير والمساواة في السيادة بين الدول الأعضاء، تبقى أساسا للعلاقات الدولية. ويأتي في صميم الميثاق، احترام حقوق الإنسان وضمان التقدم الاجتماعي كرائز حقيقية للسلام.

هذا ما أكده أمين عام الأمم المتحدة أنطونيو غوتيريش، في اجتماع وزاري لمجلس الأمن حول مقاصد ومبادئ ميثاق الأمم المتحدة في صون السلم والأمن الدوليين، دعا فيه إلى عدد من الإصلاحات، تشمل السلم والأمن والتنمية والإدارة، بما يجعل الأمم المتحدة أكثر فعالية في الوفاء برؤية الميثاق.

يأتي الاجتماع في الذكرى السنوية السابعة والعشرين لتحرير الكويت من قوات الرئيس العراقي الأسبق صدام حسين، حيث أظهر المجتمع الدولي تعهدا بدعم الميثاق الأممي، الذي « صمد أمام اختبار الزمان ويعد جزءا من الحصن العالمي ضد الجرائم الدولية اليوم، » حسبما قال غوتيريش.

ولكن الأمين العام أشار إلى تطور التحديات التي تواجه العالم الآن وتهدد استقراره:

« التصدي لتحدي الهجرة، فضلا عن التهديدات الناجمة عن تغير المناخ وعدم المساواة، سيختبر الميثاق وقدرتنا على تأمين عالم أفضل للجميع. وعلى الرغم من أن مبادئ الميثاق تظل وثيقة الصلة بهذه القضايا، يجب أن نواصل تحديث أدواته، واستخدام تلك الأدوات بقدر أكبر من التصميم، والعودة إلى جذور الميثاق بحثا عن الإلهام، فيما نسعى جاهدين إلى تحقيق ما جاء به. »

ونوّه الأمين العام في كلمته إلى أن العمل يبدأ بالوقاية من نشوب الصرعات، وذكر أن المجتمع الدولي يقضي وقتا أطول بكثير وموارد أكثر في الاستجابة للأزمات بدلا من منعها، قائلا « علينا أن نعيد موازنة نهجنا إزاء السلم والأمن الدوليين. »

وأشار في هذا الصدد إلى ضرورة الاعتراف بقوة مشاركة المرأة في هذه الجهود، حيث يجعل ذلك اتفاقات السلام أكثر ثباتا، والمجتمعات أكثر مرونة، والاقتصادات أكثر نشاطا.

وتطرق الأمين العام إلى عدد من فصول الميثاق، ومنها الفصل السادس الذي يتناول الأدوات المتاحة للدول الأعضاء لمنع الأزمات، الأمر الذي يعد مسؤوليتها في المقام الأول.

ومن بين تلك الأدوات، التفاوض والوساطة والتسوية القضائية وغيرها من التدابير والوسائل السلمية، كما يمنح الميثاق سلطات ومسؤوليات لمجلس الأمن في مجال منع نشوب الصراعات، بحسب ما قال الأمين العام.