A Addis-Abeba, le chef de l’ONU signe un nouvel accord de coopération avec l’Union africaine

Photo : UNECA

La coopération avec l’Union africaine est essentielle pour que les Nations Unies puissent remplir leur mandat, a déclaré samedi le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à Addis-Abeba, en Éthiopie, où les deux organisations ont signé un nouvel accord pour renforcer leur collaboration dans une série de domaines. « Pour les Nations Unies, le partenariat le plus important est le partenariat avec l’Union africaine », a insisté M. Guterres, aux côtés de Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union africaine, en marge d’un Sommet de l’Union africaine.

Ce Sommet, qui rassemble des dirigeants de toute la région, a pour thème cette année : ‘Gagner la lutte contre la corruption : un chemin durable vers la transformation de l’Afrique’.

Après avoir signé le nouvel accord-cadre, le Secrétaire général a déclaré que le continent africain était essentiel pour résoudre les problèmes mondiaux dans les domaines du développement, de la paix et de la sécurité, et des droits de l’homme.

« La communauté internationale ne pourra pas réussir en matière de développement si l’Afrique ne réussit pas son développement en tirant parti de sa jeunesse », a-t-il dit. « Nous serons aux côtés de l’Union africaine en respectant le rôle du leardership africain pour résoudre les problèmes africains ».

L’accord conclu samedi fait suite à la signature au siège des Nations Unies en avril 2017 d’un accord cadre historique pour renforcer le partenariat entre l’ONU et l’UA sur la paix et la sécurité et aider les deux organisations à mieux répondre aux défis des opérations de paix.

Dans le cadre du Sommet de l’Union africaine, M. Guterres a également participé à une réunion de haut niveau sur l’éradication de la faim en Afrique d’ici 2025.

Au cours de cette réunion, il a noté que la productivité agricole est menacée et la faim continue d’augmenter et a souligné les liens étroits entre la faim, l’insécurité alimentaire et la pauvreté.

« Une croissance agricole durable et inclusive est essentielle pour atteindre à la fois l’ODD1 sur la pauvreté et l’ODD2 sur la faim, et influe également sur de nombreux autres objectifs », a-t-il déclaré, se référant aux 17 objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Ce programme a été adopté par les États membres de l’ONU en 2015 pour faire en sorte que toutes les personnes vivent dans la paix, la sécurité et la dignité sur une planète saine.

« Cela signifie adopter des politiques agricoles nationales et des plans d’investissement qui ne se concentrent pas seulement sur le développement du secteur agricole, mais aussi sur la pauvreté, la faim et la résilience au changement climatique », a dit M. Guterres.