Le chef de l’ONU appelle à recadrer et moderniser les priorités en matière de désarmement et de non-prolifération

Conseil de sécurité : Réunion sur la non-prolifération. Photo ONU

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé jeudi les Etats membres des Nations Unies à recadrer et moderniser les priorités en matière de désarmement et de non-prolifération dans un contexte où la menace posée par les armes de destruction massive s’est accrue. « Malgré les efforts du Conseil, la menace posée par les armes de destruction massive demeure et semble même prendre de l’ampleur. Les inquiétudes mondiales au sujet des armes nucléaires sont les plus élevées depuis la guerre froide », a noté M. Guterres lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la non-prolifération, en présence du Président du Kazakhstan, Nursultan Nazabaïev, dont le pays occupe en janvier la Présidence tournante du Conseil de sécurité. Version arabe en bas de la page.

Selon M. Guterres, « la situation dans la péninsule coréenne est le défi de paix et de sécurité le plus tendu et le plus dangereux dans le monde aujourd’hui ». « Je reste profondément préoccupé par le risque croissant de confrontation militaire et les conséquences inimaginables qui en résulteraient », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a également noté que « la confiance sur les questions nucléaires et sur d’autres sujets entre les États-Unis et la Fédération de Russie continue de faiblir ». « Les mesures vitales de réduction des armements stratégiques établies pendant et après la guerre froide sont menacées. Après l’expiration du nouveau programme START (Traité de réduction des armes stratégiques) en 2021, il semble qu’il n’y ait pas d’appétit pour négocier de nouveaux traités de réduction des arsenaux nucléaires », a-t-il ajouté.

  1. Guterres s’est aussi dit alarmé « de voir des accords historiques tels que le Traité sur les forces nucléaires intermédiaires et le Traité Ciel ouvert remis en question », alors que « les mécanismes efficaces de vérification se sont avérés faire partie des mesures de confiance les plus efficaces et les plus durables».

S’agissant de l’accord sur le programme nucléaire iranien, le chef de l’ONU a regretté qu’il soit remis en question. « Cet accord multilatéral, qui est dans l’intérêt du peuple iranien et de la communauté internationale dans son ensemble, devrait être préservé », a-t-il dit.

De manière générale, le Secrétaire général a affirmé que l’ONU pouvait jouer un rôle central dans le développement de mesures de confiance, même si celles-ci ne sont pas une fin en soi. Il a appelé tous les États membres à mettre en oeuvre leurs obligations en matière de non-prolifération et à appuyer les États privés des ressources nécessaires.

  1. Guterres a aussi estimé que « la situation internationale actuelle soulignait la nécessité de recadrer et de moderniser les priorités en matière de désarmement et de non-prolifération».

« L’aggravation des divisions et la stagnation persistante dans ce domaine exacerbent les tensions internationales et créent de nouveaux dangers », a-t-il ajouté. « Pour contribuer à inverser ces tendances, j’ai l’intention d’explorer les possibilités de générer un nouvel élan et d’imprimer une nouvelle direction pour le programme mondial de désarmement. Je suis impatient de collaborer avec les intervenants sur ces questions au cours des prochains mois ».

 الأمين العام يؤكد أهمية تدابير بناء الثقة للتصدي لأسلحة الدمار الشامل

عقد مجلس الأمن الدولي جلسة رفيعة المستوى حول منع استخدام أسلحة الدمار الشامل وتدابير بناء الثقة في هذا المجال، بمشاركة عدد من كبار مسؤولي الدول الأعضاء بالمجلس منهم رئيسا كازاخستان وبولندا ووزير خارجية الكويت الشيخ صباح خالد الحمد الصباح ووزير خارجية روسيا سيرغي لافروف.

أنطونيو غوتيريش الأمين العام للأمم المتحدة قال إن تهديد تلك الأسلحة مازال قائما ومتناميا، على الرغم من الجهود التي يبذلها مجلس الأمن الدولي. « القلق الدولي بشأن الأسلحة النووية وصل إلى أعلى مستوياته منذ الحرب الباردة. الوضع في شبه الجزيرة الكورية هو أخطر تحد يواجه السلم والأمن في العالم اليوم. ما زلت قلقا بشأن تنامي مخاطر المواجهات العسكرية وما قد ينجم عن ذلك من عواقب لا يمكن تخيلها. »

ورحب غوتيريش بالقرارات الصارمة التي اتخذها مجلس الأمن الدولي استجابة للاختبارات النووية والإطلاق الباليستي من كوريا الشمالية. وشدد على ضرورة تطبيق تلك القرارات، مؤكدا أهمية وحدة مجلس الأمن لخلق الفرصة للتواصل الدبلوماسي.

وتطرق غوتيريش إلى خطة العمل الشاملة المشتركة المتعلقة بالبرنامج النووي الإيراني، والشكوك الدائرة حولها من البعض. « يتعين الحفاظ على هذا الاتفاق متعدد الأطراف، الذي يصب في مصلحة الشعب الإيراني والمجتمع الدولي بأسره. » وفيما يتعلق بالصراع السوري، قال الأمين العام إن استخدام الأسلحة الكيميائية يتحدى الحظر الدولي المناهض لاستخدام أسلحة الدمار الشامل تلك.

« إذا ثبت مرة أخرى استخدام الأسلحة الكيميائية في سوريا، فسيكون على المجتمع الدولي إيجاد السبيل الملائم لتحديد المسؤولين عن ذلك ومحاسبتهم. بدون ذلك فإننا نسمح باستخدام الأسلحة الكيميائية مع الإفلات من العقاب. آمل أن يعود مجلس الأمن إلى وحدته حيال هذه القضية. » وانتقل الأمين العام إلى القول إن تهديدات أسلحة الدمار الشامل، توجد في بيئة تتزايد فيها الميزانيات العسكرية وتكديس الأسلحة.

وأكد أنطونيو غوتيريش ثقته في أن الأمم المتحدة قادرة على القيام بدور محوري في مساعدة الدول الأعضاء على تطوير وتعزيز ودعم تدابير بناء الثقة. وقال إن تطوير تلك التدابير العملية أمر مهم لتطبيق ولاية الأمم المتحدة الداعية إلى « إنقاذ الأجيال المتعاقبة من ويلات الحرب. » وقال إن منع نشوب الصراعات وحلها يتطلبان حلولا سياسية شاملة تتضمن إجراء الحوار والمفاوضات، وأيضا تدابير التحقق من نزع السلاح في الحالات المتعلقة باستخدام أسلحة الدمار الشامل.