‘One Planet Summit’ à Paris : les progrès réalisés deux ans après l’Accord sur le climat

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres (sur l’écran), s’exprime au One Planet Summit à Paris. Photo OSSG

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres (sur l’écran), s’exprime au One Planet Summit à Paris. Photo OSSG

Le Sommet sur le climat, ‘One Planet Summit’, organisé mardi par la France a permis de faire le point sur quelques grandes initiatives en faveur du climat lancée depuis la signature de l’Accord de Paris en décembre 2015. Dévoilée lors de la COP21, l’Alliance solaire internationale est officiellement entrée en vigueur le 6 décembre dernier. En deux ans, 46 des 121 pays les plus riches de la planète en ressources solaires ont signé son accord-cadre.

Menée par l’Inde, dont près d’un habitant sur quatre n’a pas accès à l’électricité, elle a été récemment rejointe par la Chine. L’Alliance vise à produire 1.000 gigawatts d’électricité solaire d’ici à 2030, contre 13 gigawatts aujourd’hui, et à mobiliser 1.000 milliards de dollars auprès d’investisseurs publics et privés.

Les gouvernements nationaux ne sont plus les seuls à agir contre le changement climatique : près de 190 Etats américains, régions, provinces et villes dans une quarantaine de pays ont signé la ‘Under2Coalition’. Chacun des membres s’est engagé à réduire entre 80 et 95% de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Cet accord concerne aujourd’hui 1,3 milliard de personnes, soit 17% de la population mondiale, et 40% de l’économie globale.

Dans le secteur privé, plus d’une centaine d’entreprises des Etats-Unis, d’Europe, de la Chine et d’Inde se sont engagées à utiliser 100% d’électricité renouvelable sous l’initiative RE100 de l’ONG Climate Group. Ces sociétés disposent d’un revenu total de 2.500 milliards de dollars et opèrent dans des secteurs variés, allant de l’informatique à la construction automobile.

Enfin le secteur financier public et privé multiplie les initiatives. En octobre, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et la banque néerlandaise Rabobank ont annoncé la création d’un nouveau fonds de 1 milliard de dollars pour financer l’agriculture.

Et à la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP23) à Bonn le mois dernier, le gouvernement norvégien et l’entreprise multinationale Unilever ont annoncé la mise en place d’un fonds de 400 millions de dollars pour soutenir les petits exploitants agricoles et la gestion durable des forêts. Enfin la Coalition pour la décarbonisation des portefeuilles financiers, dirigée notamment par l’initiative financière du PNUE, a dépassé ses objectifs fixés il y a 2 ans. Regroupant plus d’une trentaine d’investisseurs institutionnels engagés dans la finance verte, cette coalition supervise 800 milliards de dollars d’actifs, huit fois plus que prévu.