Un an après le Sommet mondial humanitaire, l’appel à agir est plus urgent que jamais, selon l’ONU

Le Secrétaire général adjoint, Stephen O’Brien, lors d’une visite en 2016 dans un camp à Saint Sauveur en République centrafricaine. Photo MINUSCA/Nektarios MarkogiannisUn an après le Sommet mondial humanitaire qui s’est tenu à Istanbul, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé à maintenir la dynamique pour faire progresser l’Agenda pour l’humanité et obtenir de meilleurs résultats pour aider les personnes vulnérables face aux crises.

« Aujourd’hui, l’appel à l’action énoncé dans l’Agenda pour l’humanité reste plus urgent que jamais », a déclaré M. Guterres dans un message.

« Les crises humanitaires causent des souffrances et des déplacements humains à une échelle sans précédent. Les conflits brutaux et violents font d’innombrables vies. Les risques naturels et les conditions météorologiques extrêmes, la pauvreté et les inégalités structurelles, produisant un cercle vicieux de risque et de fragilité », a rappelé le Secrétaire général. « Ces crises nous empêchent de progresser vers notre objectif commun d’un monde pacifique et prospère pour tous ».

M. Guterres a réaffirmé que la prévention des souffrances humaines demeure sa principale priorité en tant que Secrétaire général. « Nous ne pouvons pas atteindre le Programme de développement durable à l’horizon 2030 sans redoubler d’efforts pour atteindre ceux qui sont le plus laissés pour compte : les réfugiés, les personnes déplacées à l’intérieur du pays, les femmes et les filles, les enfants et toutes les personnes dont la vie a été bouleversée par des conflits ou des catastrophes », a dit le chef de l’ONU. « Toutes les personnes devraient avoir accès à l’aide humanitaire et à la protection en cas de besoin et avoir l’opportunité de s’épanouir à long terme ».

Pour M. Guterres, l’aide humanitaire seule ne peut pas réduire durablement les besoins des plus de 130 millions de personnes les plus vulnérables au monde. « Nous devons engager nos forces collectives et mobiliser de nouveaux partenariats pour prévenir et mettre fin aux conflits, réduire la vulnérabilité aux dangers naturels et aborder les causes profondes de la fragilité ».

Le Secrétaire général a réaffirmé son engagement à réformer la façon dont les Nations Unies fonctionnent, « afin de mettre les gens au cœur de notre prise de décision ». Il a également appelé à rapprocher les acteurs humanitaires et de développement dès l’éruption d’une crise pour soutenir les communautés touchées.

Un an après le sommet d’Istanbul, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Stephen O’Brien, s’est félicité des résultats déjà engrangés dans l’Agenda pour l’humanité, notamment l’inclusion dans les stratégies de réponse humanitaire des besoins des plus vulnérables telles que les personnes malades, âgées et handicapées.

« Il était vraiment important que nous comprenions ensemble les différences dont nous devons faire pour avoir un impact plus important pour soulager les souffrances, sauver des vies, protéger les civils, en particulier des dangers et des conflits, mais avant tout, pour donner aux gens la chance d’espérer et d’avoir aussi une meilleure vie », a dit M. O’Brien dans un entretien à ONU Info.

Les cinq responsabilités essentielles énoncées dans l’Agenda pour l’humanité sont : le leadership politique pour prévenir et mettre fin aux conflits; le respect des normes qui protègent l’humanité; ne laisser personne derrière; changer la vie des gens en mettant un terme à leurs besoins plutôt que de perpétuer l’apport de l’aide; investir dans l’humanité.