Programme 2030 : l’ONU souligne la nécessité de ne pas perdre de vue les droits des peuples autochtones

Photo : ONU

A l’ouverture du Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones, plusieurs responsables de l’ONU ont souligné lundi la nécessité de faire davantage pour s’assurer que les populations autochtones soient en mesure de profiter du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Au sein du système des Nations Unies, le Forum permanent est chargé de traiter les questions autochtones liées au développement économique et social, à la culture, à l’environnement, à l’éducation, à la santé et aux droits de l’homme. Il vise également à sensibiliser et à promouvoir l’intégration et la coordination des activités liées aux enjeux autochtones au sein du système onusien. Pour la version arabe, défilez vers le bas.

« Il faut faire beaucoup plus pour réaliser pleinement les droits de l’homme des peuples autochtones », a déclaré le Vice-président de l’Assemblée générale, Durga Prasad Bhattarai, qui s’exprimait au nom du Président de l’Assemblée générale, Peter Thomson, soulignant l’importance du Programme de développement durable à l’horizon 2030, l’Accord de Paris sur le changement climatique et le Programme d’action d’Addis-Abeba. « Des stratégies ciblées doivent permettre aux peuples autochtones de participer pleinement à la mise en œuvre de ces accords », a-t-il ajouté.

Le Vice-président a également souligné que des discussions se poursuivaient à l’Assemblée générale sur les moyens de renforcer la participation des peuples autochtones au sein de l’Organisation et a exhorté les États membres et les peuples autochtones à participer aux dialogues à venir sur un projet de texte complet traitant de la question.

10 ans de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones

Cette année marque également le dixième anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones – une déclaration exhaustive mettant l’accent sur les droits des peuples autochtones à maintenir et à renforcer leurs propres institutions, cultures et traditions et à poursuivre leur développement en fonction de leurs propres besoins et aspirations.

Rappelant l’importance de la Déclaration, le Sous-Secrétaire général des Nations Unies pour le développement économique, Lenni Montiel, a souligné que les peuples autochtones continuent de souffrir de façon disproportionnée de la pauvreté, de la discrimination et de soins de santé médiocres. « Les droits collectifs et individuels [des peuples autochtones] sont souvent rejetés. C’est inacceptable. […] nous devons faire mieux », a-t-il souligné.

Pour le Vice-président du Conseil économique et social (ECOSOC), Cristián Barros Melet, si le Programme 2030 s’engage à « ne laisser personne de côté », les examens nationaux volontaires sur sa mise en œuvre ont montré le risque que les peuples autochtones soient ignorés.

« En tant qu’organe consultatif du Conseil, le Forum permanent a un rôle important à jouer dans la mise à disposition de conseils et de recommandations spécialisés. Il est essentiel d’examiner les progrès réalisés à ce jour et d’examiner les efforts supplémentaires nécessaires », a déclaré M. Barros Melet.

La Directrice exécutive adjointe d’ONU Femmes, Lakshmi Puri, a souligné l’importance de l’autonomisation des femmes autochtones, notant que les femmes et les filles indigènes doivent être conscientes non seulement de leur identité, mais aussi de leurs droits humains, et qu’elles doivent les revendiquer.

« Aucune culture ou coutume traditionnelle ne peut être invoquée pour justifier et perpétrer la violence et les pratiques néfastes contre les femmes autochtones », a-t-elle déclaré.

Soulignant la place des femmes et des filles autochtones dans les discussions et les résultats de la session de 2017 de la Commission des Nations Unies sur la condition de la femme, Mme Puri a déclaré que la communauté internationale ne pouvait plus tolérer une situation dans laquelle des acteurs et parties prenantes pour le développement durable étaient non seulement laissé pour compte mais également les plus difficiles à atteindre.

المنتدى الدائم المعني بقضايا الشعوب الأصلية يفتتح أعماله في الجمعية العامة للأمم المتحدة

بمشاركة أكثر من ألف شخص، افتتحت الجمعية العامة اليوم الدورة السادسة عشرة لمنتدى الأمم المتحدة الدائم المعني بقضايا الشعوب الأصلية. والمنتدى الدائم المعني بقضايا الشعوب الأصلية هو هيئة استشارية تابعة للمجلس الاقتصادي والاجتماعي ومكلفة بمهمة مناقشة قضايا السكان الأصليين المتصلة بالتنمية الاقتصادية والاجتماعية والثقافة والبيئة والتعليم والصحة وحقوق الإنسان. وسيركز موضوع هذا العام على الذكرى السنوية العاشرة لإعلان الأمم المتحدة بشأن حقوق الشعوب الأصلية، وهو الصك الدولي الأكثر شمولا بشأن حقوق الشعوب الأصلية الذي اعتمدته الجمعية العامة للأمم المتحدة في أيلول / سبتمبر 2007. ونيابة عن رئيس الجمعية العامة، قال نائبه دورغا بهاتارياي سفير نيبال لدى الأمم المتحدة، إن مشروعا شاملا قد أعد بعد مشاورات مكثفة، لاقتراح طرق ملموسة يمكن للشعوب الأصلية أن تشارك فيها بشكل أكبر في صنع القرار وفي المسائل التي تؤثر على الحقوق، وأضاف:

« مع استمرار معاناة الشعوب الأصلية بشكل مفرط من الفقر المدقع والتهميش الاجتماعي والتمييز المنهجي والحواجز الهيكلية التي تحول دون الحصول على الرعاية الصحية والتعليم، لا يزال هناك الكثير مما ينبغي عمله لإعمال حقوق الإنسان لجميع الشعوب الأصلية إعمالا تاما. وفي هذا الصدد، لا توجد آلية أكثر أهمية، من خلال التنفيذ الفعال لخطة التنمية المستدامة لعام 2030 « .

هذا وسيعقد الاجتماع رفيع المستوى بمناسبة الذكرى العاشرة لإعلان الأمم المتحدة بشأن حقوق الشعوب الأصلية في الخامس والعشرين من نيسان أبريل، ويعد فرصة رئيسية للدول الأعضاء وكيانات الأمم المتحدة وممثلي السكان الأصليين لتسليط الضوء على الإنجازات والتحديات في تنفيذ إعلان الأمم المتحدة. وسينظر المنتدى الدائم أيضا في المسائل المتصلة بنساء الشعوب الأصلية وشبابها، وخطة التنمية المستدامة لعام 2030، ومتابعة المؤتمر العالمي المعني بالشعوب الأصلية لعام 2014. وستحتل قضايا حقوق الإنسان والتي يواجهها المدافعون عن حقوق الإنسان من السكان الأصليين، مكانة بارزة في الحوارات مع المقرر الخاص المعني بحقوق الشعوب الأصلية ورئيس آلية الخبراء المعنية بحقوق الشعوب الأصلية يوم الاثنين 1 أيار / مايو.