Journée mondiale contre le paludisme (25 avril)  : l’OMS appelle à donner une impulsion à la prévention, notamment en Afrique

Photo : ONU

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme (25 avril), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a appelé lundi à l’accélération des efforts visant à prévenir cette maladie et à sauver des vies. Avec le diagnostic et le traitement, l’OMS recommande un ensemble d’approches de prévention qui ont fait leurs preuves, notamment l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide, la pulvérisation d’insecticide à l’intérieur des habitations et les traitements préventifs pour les groupes les plus vulnérables, à savoir les femmes enceintes, les enfants de moins de cinq ans et les nourrissons. Pour la version arabe, défilez vers le bas.

« Les outils recommandés par l’OMS ont permis de faire des progrès mesurables dans la lutte contre le paludisme », a déclaré la Directrice générale de l’OMS, Dr Margaret Chan. « Nous devons toutefois donner une plus forte impulsion à la prévention, en particulier en Afrique, le continent qui supporte la charge la plus élevée de la maladie ».

Le dernier Rapport sur le paludisme dans le monde de 2016 de l’OMS met en lumière les principales lacunes en matière de couverture par la prévention, en particulier en Afrique subsaharienne. On estime qu’en 2015, 43% des personnes exposées au risque dans la région n’étaient pas protégées par les moustiquaires ou les pulvérisations d’insecticide à l’intérieur des habitations. Environ 69% des femmes enceintes dans 20 pays africains n’avaient pas accès aux trois doses au moins recommandées par l’OMS pour le traitement préventif.

Si certaines approches de prévention ciblées ont été adoptées par des pays en tant que politique, leur mise en œuvre effective a été lente. Par exemple, seule la Sierra Leone met en œuvre actuellement le traitement préventif pour les nourrissons, lequel est non seulement sûr et rentable, mais aussi accepté par les agents de santé et les communautés.

Selon le rapport de l’OMS, le nombre de cas de paludisme a baissé de 21% à l’échelle mondiale entre 2010 et 2015 et celui des décès de 29% sur la même période de cinq ans. En Afrique subsaharienne, l’incidence du paludisme et le taux de mortalité ont baissé de 21% et de 31%, respectivement.

D’autres régions ont beaucoup progressé en matière de lutte contre le paludisme, toutefois la maladie demeure une grave menace pour la santé publique. En 2015, le paludisme était responsable de 429.000 décès dans le monde et on dénombrait 212 millions de nouveaux cas. Un enfant mourait du paludisme toute les deux minutes.

Quatre-vingt-onze pays ont signalé une transmission en cours du paludisme en 2015, et l’ensemble de ces pays s’efforcent de réduire la charge de la maladie moyennant la mise en place et l’utilisation des outils de prévention, de diagnostic et de traitement recommandés par l’OMS.

En mai 2015, l’Assemblée mondiale de la Santé a approuvé la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030, un schéma directeur sur 15 ans pour l’ensemble des pays s’efforçant de lutter contre le paludisme et d’éliminer la maladie. La Stratégie fixe des cibles ambitieuses pour 2030, notamment réduire l’incidence du paludisme et les taux de mortalité d’au moins 90%, éliminer la maladie dans au moins 35 pays et éviter la réintroduction de la maladie dans les pays exempts de paludisme.

في يوم الملاريا العالمي (25 أفريل) : تجارب لقاحات الملاريا يمكن أن تساعد على إنقاذ عشرات آلاف الأرواح

أعلنت منظمة الصحة العالمية اليوم الاثنين إجراءها أول تجربة للقاح الملاريا في العالم على أطفال في ثلاثة بلدان أفريقية، هي غانا وكينيا وملاوي، مما سيوفر الحماية من أحد أكثر الأمراض فتكا. وتقول المنظمة إن اللقاح يمكن أن يساعد على إنقاذ عشرات الآلاف من الأرواح في أفريقيا، التي تتحمل العبء الأكبر للملاريا في جميع أنحاء العالم، حيث توفي حوالي 430 ألف شخص بسبب الملاريا في عام 2015، معظمهم من الشباب هناك. ومن المقرر أن يتم تطعيم الأطفال الذين تتراوح أعمارهم بين 5 و 17 شهرا، ابتداء من منتصف العام المقبل، في البلدان الثلاثة التي لا تزال تشهد معدلات عالية من العدوى على الرغم من برامجها الجيدة لمكافحة الملاريا.

ماري هامل المسؤولة بمنظمة الصحة العالمية، قالت في حوار مع أخبار الأمم المتحدة، إن اللقاح، المعروف باسم « أرتي إس، إس »، تم تطويره لحماية الأطفال الصغار من النوع الأكثر فتكا من الملاريا، والناجم عن الطفيليات المنجلية. « سوف نستخدم هذه التجارب لفهم كيفية الوصول إلى الأطفال بشكل أفضل بهذه الجرعات الأربع من هذا اللقاح، وكيف يمكن أن يؤثر اللقاح حقا على الملاريا الحادة ومعدل الوفيات على أرض الواقع. »

وعلى الرغم من أن اللقاح هو دواء الملاريا الوحيد الذي أنجز بنجاح سلسلة من التجارب المعملية، فمن الضروري حقنه أربع مرات قبل أن يكون فعالا بشكل تام. وتتولى مجموعة من الشركاء في منظمة الصحة العالمية، بما في ذلك التحالف العالمي للقاحات والتحصين وتحالف اللقاحات والصندوق العالمي لمكافحة الإيدز والسل والملاريا، والمرفق الدولي لشراء الأدوية، تلبية ما يقرب من 50 مليون دولار من تكاليف المرحلة الأولى من هذا البرنامج التجريبي.