L’ONU et la Banque mondiale signent un nouvel accord pour renforcer la résilience et appuyer la paix dans les zones de conflit

Table-ronde consacrée au financement pour la paix lors de la Réunion de printemps de la Banque mondiale – Photo : ONU

L’Organisation des Nations Unies (ONU) et la Banque mondiale ont signé samedi à Washington un nouvel accord de partenariat axé sur le renforcement de la résilience pour les personnes les plus vulnérables en réduisant la pauvreté, en promouvant la prospérité partagée, en renforçant la sécurité alimentaire et en soutenant la paix dans les situations touchées par des crises. L’accord a été signé par le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, et le Président du groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, à l’occasion des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI qui se tiennent dans la capitale américaine du 21 au 23 avril. Pour la version arabe, veuillez défiler vers le bas.

Dans une déclaration commune, l’ONU et la Banque mondiale ont souligné que ce nouvel accord vient en réponse aux appels mondiaux pour que les deux institutions collaborent plus étroitement sur la prévention et la réduction des besoins, des risques et de la vulnérabilité alors que le monde est confronté à une montée de conflits violents.

« Les coûts humains et économiques des conflits sont massifs, affectant la stabilité à long terme et les perspectives de développement économique et de réduction de la pauvreté », ont déclaré l’ONU et la Banque mondiale.

Les conflits violents représentent 80% des coûts des besoins humanitaires et l’ONU estime que 22,1 milliards de dollars sont nécessaires en 2017 pour l’aide humanitaire, soit une forte augmentation par rapport aux 9 milliards de dollars qui étaient nécessaires il y a seulement 5 ans.

Dans le cadre de cet accord, l’ONU et la Banque mondiale travailleront de manière complémentaire pour réduire les risques multidimensionnels de crise et aider à prévenir les conflits violents et développer des analyses et des outils conjoints pour des solutions plus efficaces. A travers ce partenariat, les deux organisations coordonneront l’appui à la lutte contre les crises prolongées, y compris les déplacements forcés, et augmenteront l’impact en optimisant les financements.

« L’accord s’appuie sur près d’une décennie d’efforts pour renforcer notre collaboration dans les situations touchées par la crise, en mettant à jour un accord-cadre antérieur signé en 2008 », ont précisé les deux organisations. « Il reflète les développements intervenus depuis lors, y compris les engagements pris lors du Sommet humanitaire mondial en mai demandant une « nouvelle façon de travailler » qui met l’accent sur « la réponse aux besoins » et « la réduction des besoins, des risques et de la vulnérabilité » ».

Reconnaissant que les Nations Unies et la Banque mondiale ont des avantages et des mandats comparatifs différents, le nouvel accord décrit les principes directeurs. Ces principes garantissent que les efforts collectifs englobent les dimensions développementales, humanitaires, politiques, de sécurité, de consolidation de la paix, de droits de l’homme, économiques et sociales, dans le but d’avancer des solutions intégrées en fonction des besoins de chaque pays.

L’accord note également l’importance d’aligner et d’exploiter les ressources financières, en faisant davantage grâce à des réponses opérationnelles innovantes axées sur les données. Pour faire avancer ce travail, les deux organisations se concentreront sur la résilience dans diverses situations.

Il s’agit notamment de situations où il existe un risque de conflit violent ou de conflit en cours, des situations avec des niveaux élevés de déplacement forcé; des situations prolongées et post-crise et lorsque les changements climatiques et les catastrophes naturelles affectent ces situations.

توقيع إطار جديد بين الأمم المتحدة والبنك الدولي حول بناء القدرة على الصمود والحفاظ على السلام في مناطق الصراع

وقعت الأمم المتحدة والبنك الدولي اليوم إطار شراكة يركز على بناء قدرة أشد الناس ضعفا على صمود، عن طريق الحد من الفقر وتعزيز الرخاء المشترك وتعزيز الأمن الغذائي واستدامة السلام في الحالات المتأثرة بالأزمات.

ويأتي هذا الإطار، الذي وقعه الأمين العام للأمم المتحدة أنطونيو غوتيريس ورئيس مجموعة البنك الدولي جيم يونغ كيم، في واشطن العاصمة اليوم السبت، استجابة للنداءات العالمية الداعية إلى أن تعمل المنظمتان معا بشكل أوثق على مواضيع الوقاية والحد من الاحتياجات والمخاطر والضعف عندما يواجه العالم ارتفاعا في الصراع العنيف. وأوضح بيان صادر عن المنظمتين الدوليتين، إن التكاليف البشرية والاقتصادية للصراع العنيف ضخمة، مما يؤثر على الاستقرار طويل الأجل وآفاق التنمية الاقتصادية والحد من الفقر. وفي إطار هذه الشراكة، ستعمل الأمم المتحدة والبنك الدولي بطرق تكميلية من أجل: الحد من مخاطر الأزمات متعددة الأبعاد والمساعدة في منع نشوب الصراعات العنيفة؛ ووضع تحليلات وأدوات مشتركة من أجل إيجاد حلول أكثر فعالية؛ وتنسيق الدعم لمعالجة الأزمات الممتدة بما في ذلك التشريد القسري؛ وتوسيع نطاق أثر المساعدات والدعم من خلال الاستفادة من التمويل.

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