Renforcement de la gouvernance et du développement du secteur de la pêche en Tunisie   

Photo : FAO

31/01/2017 — La FAO a annoncé le lancement d’un projet de coopération technique sur le « Renforcement de la gouvernance et du développement du secteur de la pêche en Tunisie ». Ce nouveau projet s’inscrit dans le cadre de l’appui de l’agence onusienne aux efforts du gouvernement tunisien visant à améliorer la gestion de ses ressources halieutiques et à assurer leur durabilité.

Dans son allocution d’ouverture Mr Lamourdia Thiombiano, Représentant de la FAO en Tunisie et Coordinateur du Bureau Sous régional de la FAO pour l’Afrique du Nord a affirmé que : « La Tunisie et la FAO en lançant ce projet, confirment leur engagement de passer à l’action pour enregistrer des améliorations substantielle dans ce domaine grâce à une mobilisation large des acteurs de la pêche en faveur d’une gestion concertée, transparente ,optimale et durable des pêches et de l’aquaculture dans les eaux nationales ».

Mr Abdalla Rabhi, Secrétaire d’Etat chargé des ressources hydrauliques et de la pêche a  rappelé les défis que connait le secteur de la pêche, notamment la dégradation des ressources halieutiques en raison de la surpêche et des pratiques illicites.  Mr Rabhi a souligné l’importance de ce projet  dans l’appui à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie du secteur de la pêche et de l’aquaculture à l’horizon 2020. Et d’ajouter que la réalisation de l’objectif de durabilité dans le domaine est tributaire de l’instauration de nouveaux modes de gouvernance dont les quatre piliers sont: l’implication effective des parties prenantes dans la prise de décision, un système d’évaluation et de suivi de la ressource sur des bases scientifiques, des mécanismes efficaces de contrôle et de surveillance et enfin, une politique sociale ciblant les petits pêcheurs.

 La Tunisie est donc bien placée pour inscrire ce secteur dans la durabilité grâce à une meilleure gouvernance, objet de ce nouveau projet. Sa mise en œuvre permettra l’amélioration de l’état des ressources halieutiques, la croissance inclusive, le développement humain durable, la gouvernance participative et la consolidation des réformes du secteur de la pêche et de l’aquaculture. Les activités prévues visent l’amélioration des connaissances sur l’état des ressources ; le renforcement du cadre législatif et institutionnel ; le renforcement des capacités managériales et participatives des acteurs intervenant dans le secteur ; l’identification des opportunités génératrices de revenus ; l’accroissement des opportunités de développement de l’aquaculture et enfin la préparation d’un projet d’appui et de financement de la mise en œuvre du plan d’action de la stratégie nationale de la pêche et de l’aquaculture.

Une exploration pragmatique des potentiels de la pêche et de l’aquaculture

Durant les travaux de groupes, les représentants de la profession, de la recherche, des cadres du ministère de l’agriculture et d’autres ministères, ainsi que des experts de la FAO, venus spécialement pour cet atelier, ont scindé leurs réflexions en deux thématiques : d’une part le cadre institutionnel et juridique et le renforcement des capacités et d’autre part les opportunités de développement du secteur.  Parmi les principales recommandations, il y a lieu de mentionner la mise à jour et la consolidation des études sur les niches potentielles d’activités et d’emplois avec une attention particulière sur le rôle de l’aquaculture en tant que source d’emplois pour les jeunes promoteurs, a valorisation des produits de la pêche côtière par l’amélioration de l’emballage et des techniques de transformation. L’encouragement à la création de groupements professionnels et au renforcement des acteurs existants tels que GIPP, AVFA, IRESA, CTA, APIP…sans oublier les acteurs relevant du secteur privé. L’investissement dans l’écotourisme comme perspective novatrice pour le secteur de la pêche. Une nécessaire implication des différents départements ministériels dont ceux de l’emploi, du commerce, du transport, du tourisme pour une mise en œuvre inclusive et optimale des opportunités de développement du secteur.

Concernant les travaux relatifs au cadre institutionnel et juridique, il y a lieu de mentionner la recommandation qui porte sur la nécessité de réformes à entreprendre en vue de mettre en conformité les textes juridiques  nationaux  avec les instruments internationaux et les directives de la FAO dans ce domaine.