Yémen : le Conseil de sécurité encourage les parties au conflit à participer aux pourparlers de paix

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est félicité de l’annonce par l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, Ismail Ould Cheikh Ahmed, de pourparlers de paix qui devraient avoir lieu bientôt et a encouragé les parties au conflit à y participer.

Dans une déclaration à la presse publiée vendredi soir, les membres du Conseil ont salué la décision du gouvernement yéménite de participer à ces pourparlers qui devraient avoir lieu dans la région avant la fête religieuse de l’Aïd al-Adha, aux alentours du 23 septembre.

“Les membres du Conseil de sécurité ont une nouvelle fois appelé les parties yéménites au conflit à participer aux pourparlers annoncés et à d’autres pourparlers similaires à l’avenir et à s’impliquer sans conditions préalables et de bonne foi”, a ajouté la déclaration à la presse.

Les membres du Conseil ont également fermement condamné toute violence et toute menace d’utiliser la violence dans le but d’intimider les personnes participant aux consultations sous l’égide des Nations Unies. Ils ont jugé ce comportement “inacceptable”.

Le Conseil de sécurité s’est aussi dit très inquiet de la détérioration de la situation humanitaire au Yémen, notamment l’insécurité alimentaire à laquelle sont confrontés des millions de Yémenites et le risque croissant de famine.

Il a appelé toutes les parties prenantes à prendre des mesures immédiates pour faciliter la livraison rapide de l’assistance humanitaire et de carburant pour les civils dans tout le Yémen, et pour permettre un accès sans entrave aux travailleurs humanitaires pour qu’ils puissent atteindre les personnes dans le besoin.

Jeudi, l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen s’était félicité de l’engagement du gouvernement du Yémen, des Houthis et du Congrès général du peuple à se joindre aux pourparlers de paix.

Ces pourparlers visent à créer un cadre pour un accord sur les mécanismes de mise en œuvre de la résolution 2216 du Conseil de sécurité des Nations Unies, un cessez-le-feu et la reprise d’une transition politique pacifique, conformément à l’initiative et au mécanisme de mise en œuvre du Conseil de coopération du Golfe et des résultats de la Conférence de dialogue national.